Népal: "Il était midi, on commençait à cuisiner", le témoignage de Philippe

Séisme au Népal: "Il était midi, on commençait à cuisiner quand tout à commencé"
Séisme au Népal: "Il était midi, on commençait à cuisiner quand tout à commencé" - © Tous droits réservés

Phlippe van der Heart est belge, ce développeur web vit depuis sept mois au Népal, à Katmandou. Lui et sa fiancée ont vécu en direct le tremblement de terre de magnitude 7,8 qui a frappé le pays samedi. Ils sont actuellement hébergés dans un hôtel ex-centré de la capitale, des tentes sont mises à leur disposition dans le jardin. Ils sont à peu près les seuls dans le coin à avoir une connexion internet qui fonctionne. Il reste pourtant assez serein et nous livre son témoignage via skype.

Philippe et sa fiancée font partie des 121 belges présents au Népal lors du séisme. Il raconte : "Samedi, jour du séisme, j’étais avec ma fiancée à la maison, il était midi, on commençait à cuisiner quand tout a commencé..."

 

"En tant qu'expatriés riches, bien que je déteste utiliser ce mot, nous avons énormément de chance parce que nous avons des contacts, des moyens de transports, des réserves d’eau, de nourriture ce qui n’est pas le cas de la plupart des gens."

Les gens semblent rester calmes et la solidarité s'installe

"Ça a été un stress quand même assez important. Chaque réplique donne un choc d'adrénaline et nous empêche de nous rendormir après. Si le pire arrive, le pire arrive. Nous sommes préparé au mieux à toute éventualité, donc il n’y a pas de raison d’avoir peur dans ce genre de situation."

 

"C’est incroyable de voir qu’on se fait livrer de l’eau potable si facilement. Le journal est livré à 7h du matin. C’est impressionnant de voir que tout se passe comme si presque rien ne s'était passé."

 

Il nous explique également qu'il est au courant que l'aide internationale arrive progressivement "B-fast est arrivé à priori il y a quelques heures. Il y a également des secours israéliens, des suisses mais vu que nous sommes dans une situation stable, nous ne les voyons pas. Ils sont plus dans le centre de Katmandou, à Durbar Square par exemple", quartier historique de la capitale totalement dévasté

Philippe désire rentrer en Belgique dans les jours qui viennent mais il ne sait pas encore quand: "Ici nous sommes plus un fardeau pour les ambassades qui doivent prendre soin de nous. Il faut d’abord porter secours aux personnes qui en on le plus besoin mais il n’y a pas d’évacuation obligatoire."

A. G

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