"Ne pas faire partie de l'UNESCO, c'est vraiment retourner dans l'enfer de l'ignorance"

Eric David, professeur en relations internationales à l'ULB, rappelait dans Matin première la raison d'être de l'Unesco, que l'on retrouve dans le préambule de sa convention: "Les états participants et la présente convention déclarent que les guerres prennent naissance dans l'esprit des hommes. C'est dans l'esprit des hommes que doivent  être élevées des défenses de la paix".

Et en 2017, son rôle reste capital: "Il faut savoir qu'il y a plus de 1000 monuments et sites qui sont classés au patrimoine mondial de l'humanité patrimoine culturel et naturel mondial de d'humanité par l'Unesco, ce qui impose des obligations aux états où se trouvent ces sites et monuments.  Il y a comme cela a eu à Oman un parc national consacré à l'Oryx, une forme d'antilope, qui a été supprimé de la liste parce qu'il y avait des projets touristiques sans assurer la survie de l'espèce". 

Le retrait des Etats-Unis est important, évidemment, "puisque cela représente en principe 22% du budget mais il faut savoir que les Etats-Unis ont un arriéré de plus de 500 millions d'euros".

Une nouvelle directrice a été nommée vendredi, la française Audrey Azoulay, qui a pour elle une expérience politique dans le gouvernement français: "Je ne suis pas sûr qu'elle pourra faire beaucoup plus que ne le faisait Madame Bokova auparavant, mais en tous cas c'est ce qu'il faut espérer. L'Unesco est quand même consacrée, à la mémoire de l'humanité, et c'est important, la mémoire. Il suffit de penser à toutes les civilisations qui cultivent les mânes des ancêtres. Je crois que c'est vraiment fondamental de faire partie d'une organisation qui est consacrée à la science et à l'éducation. C'est finalement la recherche d'une forme de vérité, et sa préservation. C'est notre ADN d'êtres humain: ne pas faire partie de l'Unesco, ce serait vraiment retourner dans l'enfer de l'ignorance".

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