Naufrage du ferry sud-coréen Sewol: l'os d'une victime disparue identifié

L'épave du Sewol, transportée vers le port de Mokpo, en Corée du Sud, le 31 mars 2017
L'épave du Sewol, transportée vers le port de Mokpo, en Corée du Sud, le 31 mars 2017 - © Ed JONES

Un os retrouvé sur le site du naufrage du ferry sud-coréen Sewol, qui avait fait 304 morts en 2014, a été formellement identifié comme appartenant à une des victimes disparues, ont annoncé mercredi des responsables.

Il s'agit de la première identification de ce genre depuis le titanesque et périlleux renflouement du bâtiment en mars, qui avait coûté plus de 82 millions de dollars et été une des plus importantes opérations de récupération d'une épave entière.

Le navire de 6.825 tonnes et de 145 mètres de long avait coulé le 16 avril 2014 au large de l'île de Jindo (sud-ouest). La majorité des victimes étaient des élèves du lycée Danwon d'Ansan, près de Séoul, qui étaient en voyage scolaire.

Les corps de neuf victimes n'avaient jamais été retrouvés et le renflouement de l'épave était une revendication majeure des familles des victimes, qui pensaient que les dépouilles de leurs proches étaient peut-être toujours dans le navire.

Des recherches ont été lancées à bord de l'épave ramenée au port de Mokpo, dans le sud-ouest du pays, tandis que des plongeurs passent également au peigne fin le site du naufrage, où cet os a été trouvé il y a deux semaines.

"Un test ADN effectué sur un os a permis de l'identifier comme appartenant à l'enseignant du lycée de Danwon Ko Chang-Seok", a annoncé le ministère des Affaires maritimes dans un communiqué.

Os en "bonne condition"

Le test ADN a été achevé plus vite que prévu, parce que l'os était en "bonne condition", précise le communiqué.

Le ministère précise que des examens ADN sont menés concernant quatre autres découvertes d'ossements.

Le naufrage avait rejailli sur la présidence de Park Geun-Hye, destituée depuis et placée en détention provisoire dans un retentissant scandale de corruption.

Le drame, principalement causé par des erreurs humaines - un espace de chargement illégalement redessiné et en surcharge, un équipage inexpérimenté et des relations troubles entre l'opérateur et les autorités de régulation -, avait choqué le pays.

Le ferry avait mis trois heures à couler mais ceux qui étaient à bord n'ont jamais reçu d'ordre d'évacuation.

Le capitaine du ferry Lee Jun-Seok a été condamné à la prison à perpétuité pour "homicide par négligence" et 14 membres de l'équipage se sont vu infliger des peines de deux à 12 ans d'emprisonnement.

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