Mystère au Vatican: rebondissement dans l'affaire de la disparition d'Emanuela Orlandi

Mystère au Vatican : Un corps disparu depuis 36 ans
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Mystère au Vatican : Un corps disparu depuis 36 ans - © Tous droits réservés

Elle s’appelait Emanuela Orlandi. Elle avait 15 ans. Elle a disparu il y a 36 ans. Fille d’un banquier du Vatican, son corps n’a jamais été retrouvé. Il y a quelques jours, sa famille a reçu une lettre anonyme dans laquelle un corbeau affirmait que les restes de la jeune fille se trouvaient enterrés dans le cimetière jouxtant le Vatican.

Emanuela Orlandi aimait la musique. En juin 1983, elle se rend à son cours de solfège. Elle n’y arrivera jamais. Depuis, aucune trace de l’adolescente. Mais des théories plus extravagantes les unes que les autres.

Une lettre anonyme

La famille Orlandi est brisée. Sans nouvelles d’Emanuela depuis 36 ans. L’arrivée d’une lettre anonyme a ravivé leur espoir mais aussi leurs craintes. Dans ce message, l’auteur anonyme affirme que le corps de l’adolescente est enterré dans une tombe du Campo Santo dei Teutonici dei Fiamminghi, un cimetière de la cité du Vatican où sont inhumés des étrangers. Au sommet de la tombe se trouve la statue d’un ange en marbre qui pointe vers le sol. L’auteur de la lettre aurait écrit : « Cherchez l’endroit vers lequel pointe l’ange ».

Selon l’avocate de la famille, Laura Sgro, l’endroit est connu et la tombe aurait déjà été ouverte par le passé.

En octobre dernier, des ossements avaient déjà été découverts à la Nonciature lors de travaux de rénovation, donnant espoir aux proches de la famille d’Emanuela. Après autopsie, il s’agissait des restes d’un homme mort il y a 100 ans.


Des complots et encore des complots


La disparition de l’adolescente suscite bien des théories. Dont celle liée à la Mafia ! On parle d’un prêt d’une banque vaticane à la Mafia qui aurait mal tourné. D’autres ont sous-entendu que la jeune femme aurait été retenue en otage pour forcer la libération de Mehmet Ali Agca, un Turc qui a tenté d’assassiner le pape Jean-Paul II, en 1981. On évoque aussi des liens avec des réseaux de pédophilie ou de prostitution ou encore un rapport avec l’assassinat du commandant de la Garde suisse Aloïs Estermann en mai 1998.

En 2005, une personne annonçait même à la télévision que la jeune fille se trouvait dans la tombe d’Enrico 'Renatino' De Pedis, un chef de la mafia qui avait dirigé la redoutable bande Magliana dans les années 1980. La tombe a été fouillée en 2012, sans résultat.

 

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