Moscou voit toujours la République tchèque dans son pré carré

La Russie perçoit toujours la République tchèque comme appartenant à sa sphère d'influence, a estimé l'ancien président tchèque Vaclav Havel vendredi à Prague où les présidents russe et américain ont signé la veille un nouveau traité de désarmement nucléaire.

"C'est comme si le régime (du Premier ministre russe Vladimir) Poutine nous percevait toujours comme faisant partie de sa sphère d'intérêts, comme un étranger proche et un pays où son influence devrait être plus importante qu'ailleurs", a déclaré M. Havel dans un entretien accordé à la télévision CT et l'agence CTK.

La politique extérieure tchèque devrait réagir, selon lui, par exemple par des efforts en vue d'une plus grande diversification de l'approvisionnement en pétrole et en gaz.

"Il faut être vigilant", a déclaré l'ancien dramaturge-dissident et artisan en 1989 de la chute du communisme à Prague.

Dmitri Medvedev et Barack Obama ont signé jeudi dans la capitale tchèque un nouveau traité START prévoyant une réduction des arsenaux nucléaires russe et américain.

M. Obama a ensuite assuré les dirigeants de 11 pays d'Europe centrale et de l'Est qu'ils n'avaient pas été mis sur la touche dans le contexte d'une amélioration des relations entre Washington et Moscou.

"Selon notre expérience, une politique envers la Russie plus ferme et basée sur des valeurs, augmentera non seulement la sécurité de l'Occident mais fera que Moscou sera plus disposée à coopérer", déclaraient ces ex-dirigeants de l'Europe centrale et de l'Est, dont M. Havel et Lech Walesa, ex-président polonais et chef historique du syndicat Solidarité.

 


Belga

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