Moscou dénonce les "inacceptables" sanctions visant la Biélorussie

Moscou dénonce les "inacceptables" sanctions visant la Biélorussie
Moscou dénonce les "inacceptables" sanctions visant la Biélorussie - © Tous droits réservés

La Russie a dénoncé mardi les menaces et sanctions de pays de l'Union européenne contre des responsables biélorusses, exprimant son soutien au vague projet de réforme constitutionnelle du président Alexandre Loukachenko pour répondre au mouvement de contestation.

S'adressant aux étudiants du prestigieux Institut des relations internationales de Moscou (MGIMO), le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s'est dit "convaincu que le peuple bélarusse aura les moyens de résoudre lui-même" la crise politique dans le pays.

"Il y a des questions qui doivent être discutées, c'est évident", a-t-il ajouté, cité par les agences russes, avant d'accuser certains collègues occidentaux "d'agir en juges" et de "délivrer des peines" en adoptant des sanctions.

"Nous considérons que c'est inacceptable dans le monde moderne", a poursuivi le ministre russe des Affaires étrangères.

Il a fait une distinction entre "la Vieille Europe qui comprend la nécessité d'agir de façon équilibrée" et "les voisins du Bélarus qui veulent entraîner toute l'Union européenne sur leur plate-forme dure anti-Loukachenko".

Sergueï Lavrov a ensuite apporté son soutien à l'idée de réforme constitutionnelle du président biélorusse Loukachenko mais dont les contours restent très flous, estimant qu'il s'agit d'un cadre adéquat pour "organiser un dialogue avec la société civile".

M. Loukachenko n'a donné aucun détail concret sur ce projet de révision sinon qu'il sera validé par référendum et qu'il fera l'objet de discussions avec des "groupes d'initiative" mais pas avec l'opposition qui depuis bientôt un mois rassemble des foules jamais vues pour dénoncer la réélection le 9 août, jugée frauduleuse, du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 1994.

Lundi, les trois pays baltes (Lituanie, Estonie et Lettonie) ont déclaré persona non grata Alexandre Loukachenko et 29 hauts fonctionnaires de son régime. 

L'UE envisage aussi des interdictions d'entrée et des gels d'avoirs à l'égard de fonctionnaires biélorusses mais cette liste nécessite l'approbation des 27 États membres et ne fait pas encore l'unanimité, certains estimant que cela pourrait entraver les efforts de médiation. 

La Lituanie donne également refuge à la cheffe de file de l'opposition biélorusse, Svetlana Tikhanovskaïa, qui s'y est réfugiée après la répression des premières manifestations en août.
 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK