Moscou accuse Washington d'expérimenter des armes biologiques en Géorgie

Moscou accuse Washington d'expérimenter des armes biologiques en Géorgie
Moscou accuse Washington d'expérimenter des armes biologiques en Géorgie - © GUILLAUME SOUVANT - AFP

La Russie a accusé jeudi les États-Unis de mener secrètement des expérimentations biologiques dans un laboratoire de l'ex-république soviétique de Géorgie, assurant que plus de 70 citoyens géorgiens avaient perdu la vie dans ces expériences américaines.

Selon Moscou, les recherches sont menées dans le centre Richard-Lugar, inauguré en 2011 dans le village d'Alekseevka et entièrement financé par le Pentagone.

Les employés américains sur place possèdent l'immunité diplomatique et ne peuvent pas être contrôlés par les autorités géorgiennes, a assuré l'armée russe dans un rapport présenté lors d'une conférence de presse à Moscou.

L'armée russe dit s'appuyer sur des informations transmises par Igor Giorgadze, ministre géorgien de la Sécurité d'État entre 1993 et 1995.

La Géorgie a immédiatement réagi à ces accusations, le ministère géorgien de la Santé les qualifiant "d'absurdes".

"Le travail (de ce centre) est entièrement tourné vers la protection sanitaire de la population", a précisé le Centre national géorgien de contrôle des maladies et de la santé publique.

Ces documents "confirment nos craintes concernant des agissements illégaux des États-Unis en Géorgie, y compris des tentatives de contourner certaines dispositions de la Convention sur l'interdiction des armes biologiques", poursuit le rapport, présenté par le général Igor Kirillov, un haut responsable de l'armée russe.

Le laboratoire Lugar aurait fait subir, sous couvert de traitement médical, des expérimentations à des citoyens géorgiens qui auraient entraîné la mort de 73 d'entre eux, affirme ce rapport.

Des laboratoires comparables existent en Ukraine, en Azerbaïdjan et en Ouzbékistan, souvent "près des frontières de la Russie et de la Chine", poursuit le rapport.

Le Pentagone a rejeté ces accusations, affirmant que le centre Lugar était un "centre médical et vétérinaire" ne comportant pas d'installations américaines.

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