Mobilisation après l'enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigeria

Mobilisation après l'enlèvement de 200 lycéennes au Nigeria
Mobilisation après l'enlèvement de 200 lycéennes au Nigeria - © Robert MacPherson - BELGAIMAGE

Au Nigeria, Boko Haram continue de semer la terreur. Après l'enlèvement de plus de 200 lycéennes, dans le nord-est du pays, on a appris mercredi que le groupe islamiste avait perpétré une nouvelle attaque lundi. Il y aurait une centaine de morts, 300 selon le sénateur local de la région. Depuis plusieurs jours, la secte islamiste attire l'attention du monde sur elle. Certains pays commencent à se mobiliser.

Les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne ont annoncé, mercredi, qu'ils allaient envoyer des hommes sur le terrain. Objectif : aider le Nigeria à retrouver ces adolescentes enlevées à la mi-avril, lorsqu'elles étaient à l'école.

Envoi de troupes

Avant l'annonce de la tuerie de Gamboru Ngala, le président américain Barack Obama avait en effet annoncé l'envoi de forces de sécurité américaines pour aider le Nigeria à retrouver les lycéennes.

Le président français François Hollande a assuré que la France "fera tout pour aider le Nigeria". Une "équipe spécialisée" est disponible pour les recherches, a précisé le ministre français des Affaires étrangères peu après.

Le Royaume-Uni a annoncé l'envoi d'une équipe de conseillers gouvernementaux "dans les meilleurs délais". Des membres du SAS (Special Air Service), unité des forces spéciales de l'armée britannique, participeront également aux opérations de secours, selon The Times.

La Chine a promis d'aider le Nigeria "dans sa lutte contre le terrorisme", a indiqué le président nigérian Goodluck Jonathan mercredi après avoir reçu le Premier ministre chinois Li Keqiang à Abuja. Mardi, Al-Azhar, la plus haute autorité de l'islam sunnite, avait appelé Boko Haram à relâcher les captives, soulignant que les traiter ainsi était "totalement contraire aux enseignements de l'islam".

Boko Haram a l'intention de les vendre ou de les marier de force, d'en faire des esclaves. Les hommes envoyés auront des profils différents. Il s'agit de militaires et de policiers, côté américain. Des spécialistes et des conseillers, côté européen. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Chine a également promis d'aider le Nigeria dans sa lutte contre le terrorisme.

Mobilisation aussi sur la toile

Que ce soit sur Twitter ou encore sur Facebook, les messages de soutien viennent du monde entier avec ce hashtag : "#BringBackOurGirls", "ramenez-nous nos filles. Depuis le 1er mai, il a été retweeté plus d'un million de fois et le phénomène s'accélère.

Dernière personnalité en date à avoir manifesté sa solidarité avec le Nigeria : Michelle Obama.

En attendant, les parents de ces jeunes filles continuent à se mobiliser. Ils accusent le président nigérian et l'armée d'"impuissance", voire de "négligence". Leurs filles ont été enlevées il y a plus de trois semaines maintenant.

La liste des noms des jeunes filles circule désormais aussi sur la toile, comme pour leur rendre leur réalité.

 

Des mobilisations sur la toile, qui se concrétisent dans certains pays, même occidentaux, avec des marches ou des manifestations.

 

RTBF

Newsletter RTBF Info - Afrique

Chaque semaine, recevez l’essentiel de l'actualité sur le thème de l'Afrique. Toutes les infos du continent africain bientôt dans votre boîte de réception.

OK