Mitt Romney: "Il n'y aura aucune flexibilité avec Vladimir Poutine"

"En Syrie, nous travaillerons avec nos partenaires pour identifier et organiser les membres de l'opposition qui partagent nos valeurs, et nous ferons en sorte qu'ils obtiennent les armes dont ils ont besoin pour vaincre les tanks, hélicoptères et chasseurs d'Assad", a déclaré Mitt Romney à l'Institut militaire de Virginie, dans l'est des Etats-Unis.

Qualifiant la politique de Barack Obama d'échec, le républicain a rappelé que "plus de 30 000 hommes, femmes et enfants ont été massacrés par le régime de (Bachar) al-Assad ces 20 derniers mois". Le candidat avait déjà appelé à armer l'opposition dans des précédents discours.

Prenant comme point de départ l'attaque du consulat américain de Benghazi, dans l'est de la Libye, le 11 septembre, Mitt Romney a cherché à illustrer la "passivité" et l'absence de "leadership" du président sur la scène internationale en balayant de nombreux dossiers chauds diplomatiques, du Moyen-Orient à la Russie.

"Je mettrai en place des défenses antimissiles pour (nous) protéger contre les menaces. Et sur ce point, il n'y aura aucune flexibilité avec Vladimir Poutine", a lancé Mitt Romney, pesant ses mots pour marquer le contraste avec le président, qui avait déclaré en avril au président russe d'alors, Dmitri Medvedev, qu'il aurait "plus de flexibilité" à ce sujet s'il était réélu le 6 novembre.

Moscou s'oppose à la mise en place par l'Otan d'un bouclier antimissiles en Europe, destiné à protéger l'Europe de tirs provenant du Moyen-Orient, en particulier d'Iran et dont une première partie est déjà active.

Contre l'Iran, le républicain renforcerait les sanctions pour faire plier le régime dans son programme nucléaire. Il s'en est aussi pris à Barack Obama pour avoir laissé se développer une "situation dangereuse" par sa distance supposée avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

"Les relations entre le président des Etats-Unis et le Premier ministre israélien, notre plus proche allié dans la région, ont connu de fortes tensions."

L'Iran est accusé par les Occidentaux et Israël de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert de son programme civil, ce que Téhéran dément.

"Il est temps de changer de cap au Moyen-Orient", a martelé Mitt Romney.

Le candidat a aussi cherché à rassurer sur le dossier du conflit israélo-palestinien. Une vidéo, filmée à son insu lors d'une soirée de levée de fonds, l'avait montré affirmant qu'une solution était "impensable".


AFP

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