Mission des ministres N-VA en Irak: des militaires belges sont "au front" dans le nord de l'Irak, admet Steven Vandeput

"Les forces belges réalisent un travail extraordinaire en Irak. Et ce n'est moi qui le dis mais bien tous nos partenaires, que ce soit le commandement irakien ou les forces américaines". C'est la conclusion du ministre de l'Intérieur Jan Jambon à une conférence de presse organisée ce mercredi à leur retour de la discrète mission effectuée par les ministres N-VA dans ce pays

Des militaires belges sont "au front" dans le nord de l'Irak dans la lutte pour aider les forces irakiennes et les peshmergas (combattants kurdes) à repousser les djihadistes de l'Etat islamique (EI), a affirmé mercredi le ministre de la Défense, Steven Vandeput. "Ils assistent les gens au front", a-t-il admis. Une trentaine de militaires belges sont déployés depuis le début de l'année au Kurdistan, alors qu'une dizaine d'autres sont toujours présents près de Bagdad dans le cadre de l'opération "Valiant Phoenix" (OVP). "Ce qu'ils (ceux déployés au nord) font aujourd'hui, c'est rassembler des informations et observer", avant de transmettre ces informations vers le niveau supérieur "et soutenir" les forces locales, a expliqué Steven Vandeput à l'agence Belga. Ils sont notamment équipés de mini-drones de type RQ-20 Puma, loués à l'armée américaine.

Discrétion assurée

Les ministres de l'Intérieur et de la Défense, Jan Jambon et Steven Vandeput, et le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken (tous trois N-VA), s'étaient envolés dimanche après-midi en direction de l'Irak, en restant discret sur leur mission. "Discrétion dans la préparation, pour qu’il n’y ait pas d’attentes particulières, a précisé Jan Jambon. Et il n'y aura pas de photo des gens sur place. Mais rien de secret sur les résultats de la mission".

La coopération avec l'Irak occupe une place centrale dans la lutte contre le terrorisme. La Belgique participe à la coalition internationale qui lutte contre l'Etat islamique (EI) dans ce pays et l'on évalue actuellement à 280 le nombre de personnes parties de Belgique qui se trouvent dans une zone de combat en Syrie ou en Irak.

Les ministres ont par ailleurs précisé qu'ils ont obtenu que "le gouvernement irakien va nous envoyer des informations sur les "foreign fighters" qui viennent de Belgique".

Retours forcés

La Belgique a connu par ailleurs une vague d'émigration venant d'Irak. M. Francken a pris plusieurs initiatives, parfois controversées, pour maîtriser le flux et encourager les émigrés au retour par des primes. "En février de cette année, on a lancé pour la première fois des retours forcés vers l’Irak, at-il rappelé. Tout le monde sait que ce n’est pas facile".

"Il y avait à peu près 10 000 demandeurs d’asile irakiens en 2015, alors qu'ils sont maintenant une centaine par mois. A peu près la moitié est reconnue comme demandeurs d’asile, les autres doivent retourne" a-t-il pointé, évoquant aussi ceux qui sont détenus:  "Certains sont désormais Belges, avec des papiers, les autres, qui n’en ont pas doivent retourner chez eux à la fin de leur peine. On ne peut pas libérer ces gens dans la nature"

Attendre le rapport officiel

L'armée belge participe avec des avions de combat F-16 pour des opérations en Irak et en Syrie au départ de la Jordanie. Elle a aussi déployé une quarantaine d'instructeurs en Irak - trente environ à Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan, et une dizaine à Bagdad - pour assurer la formation des peshmergas (combattants kurdes) et des forces spéciales irakiennes. Quant à l'implication des F-16 belges dans le "bain de sang" à Mossoul, Steve Vandenput a répété vouloir "attendre le rapport officiel"

 

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