Migrants en Méditerranée: 14 pays européens d'accord sur un "mécanisme de solidarité"

Emmanuel Macron (C) aux côtés notamment du directeur général de l'ONU pour les migrations, Antonio Manuel de Carvalho Ferreira Vitorino (2eG), du commissaire européen pour les migrations, Dimitris Avramopoulos (2eD) et du haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi (D), le 22 juillet 2019 à Paris
Emmanuel Macron (C) aux côtés notamment du directeur général de l'ONU pour les migrations, Antonio Manuel de Carvalho Ferreira Vitorino (2eG), du commissaire européen pour les migrations, Dimitris Avramopoulos (2eD) et du haut commissaire de l'ONU pour les réfugiés, Filippo Grandi (D), le 22 juillet 2019 à Paris - © Ludovic MARIN

Quatorze pays européens ont donné leur accord, dont huit "de manière active", pour mettre en œuvre un "mécanisme de solidarité" visant à se répartir les migrants secourus en Méditerranée, a annoncé lundi le président français Emmanuel Macron.

"Sur le principe, 14 Etats-membres à ce stade ont donné leur accord sur le document franco-allemand. Parmi ces 14, huit ont, de manière active, acté de leur participation", a déclaré M. Macron après avoir reçu au palais présidentiel le Haut-Commissaire de l'ONU pour les réfugiés (HCR) Filippo Grandi et le directeur général de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) Manuel de Carvalho Ferreira Vitorino.

Les huit pays "actifs" sont la France, l'Allemagne, le Portugal, le Luxembourg, la Finlande, la Lituanie, la Croatie et l'Irlande, a indiqué la présidence, sans préciser le nom des six autres.

L'accord a été conclu lundi cours d'une réunion de travail sur "les migrations en Méditerranée" qui s'est tenue à Paris avec des représentants de l'ensemble des pays européens, sous l'égide des ministres de l'Intérieur, Christophe Castaner, et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian.

L'objectif de cette réunion était, selon une source proche du dossier, "de trouver en septembre à Malte un accord avec une dizaine de pays, entre 12 et 15, sur un mécanisme permettant d'assurer plus d'efficacité et plus d'humanisme dans les débarquements de migrants en Méditerranée".

"Coalition de (pays) volontaires"

Sous l'impulsion de Paris et de Berlin, les ministres ont planché sur une "coalition de (pays) volontaires" qui s'engageraient à systématiquement se répartir l'accueil des personnes secourues, sans avoir à engager de pénibles négociations après chaque sauvetage.

Ce mécanisme prévoit de répartir "aussi vite que possible" les personnes demandant l'asile dans les pays faisant partie de la "coalition de volontaires", en échange d'une ouverture de leurs ports par l'Italie et Malte.

"Nous avons consolidé le mécanisme de répartition à court terme, mais nous souhaitons aller plus loin (...) en responsabilisant l'ensemble des pays-membres, les structures communautaires qui existent" et en améliorant "l'efficacité de nos politiques de retour (des migrants) volontaire ou contraint vers les pays d'origine", a résumé Emmanuel Macron.

Il s'agit, selon la présidence française, "d'accélérer le retour" pour ceux qui "n'ont pas vocation à l'asile". Mais "c'est compliqué" car cela "nécessite la coopération des Etats", souligne la présidence.

Emmanuel Macron a exprimé l'espoir que "l'ensemble des pays-membres participent" au programme, qu'il a de nouveau lié à l'octroi d'une partie des fonds structurels de l'UE. "L'Europe n'est pas à la carte lorsqu'il s'agit de la solidarité", a-t-il averti.

Côté italien, on estime que la réunion de Paris "n'a pas produit de ligne partagée", selon des sources ministérielles.

Accord sur la migration à Paris: images de la réunion et déclaration de M. Macron

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