Michel Barnier, négociateur du Brexit: "Moi je travaille pour un accord. Mais il reste un vrai point de divergence"

Michel Barnier, négociateur du Brexit: "Moi je travaille pour un accord. Mais il reste un vrai point de divergence"
Michel Barnier, négociateur du Brexit: "Moi je travaille pour un accord. Mais il reste un vrai point de divergence" - © Tous droits réservés

C’est une question qui revient sans cesse ces derniers mois: est-on proche d’un accord sur le Brexit ? Les négociations entrent en phase cruciale entre les Britanniques et l’Union européenne.

Notre ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, est d’ailleurs en ce moment à Londres pour aborder les conséquences du Brexit pour les Belges et les entreprises basées en Grande-Bretagne.

Ce week-end, des prétendus accords ont fuité avant d’être démentis, signe de l’état de tension à Londres. Un homme est au cœur du bras de fer, Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne pour le Brexit. "Pour l’instant, nous continuons la négociation et je ne suis pas, au moment où je vous parle ce matin, en mesure de vous dire que nous sommes près d’avoir un accord puisqu’il reste un vrai point de divergence sur la manière de garantir la paix en Irlande, qu’il n’y ait pas de frontières en Irlande, tout en protégeant l’intégrité du marché unique."

Et à ceux ui s’inquiètent justement d’un non-accord, d’un no-deal, Michel Barnier précise: "Moi je travaille pour un deal, je travaille pour un accord avec le Royaume-Uni, pas pour un no-deal. Vous n’avez pas besoin d’un négociateur pour un no-deal. Nous nous préparons aussi à toutes les options, y compris celle d’un échec. Dans ce cas-là, nous aurons des mesures d’urgence à prendre dans tous les secteurs. Mais je dois quand même dire qu’y compris en cas d’accord, comme j’y travaille, ça ne sera pas " business as usual ", il y aura des conséquences pour toutes les entreprises parce que le Royaume-Uni a décidé de quitter l’Union, le marché unique et l’union douanière au moment où je vous parle. Ça veut dire des contrôles pour protéger les consommateurs et les entreprises européennes..."

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