MH17: les rebelles pro-russes réfutent avoir menacé l'OSCE

Monde: MH17: les rebelles pro-russes réfutent avoir menacé l'OSCE
Monde: MH17: les rebelles pro-russes réfutent avoir menacé l'OSCE - © GENYA SAVILOV - BELGAIMAGE

Les séparatistes pro-russes se trouvant dans l'est de l'Ukraine ont réfuté avoir menacé l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) de lui refuser l'accès à la zone où s'est crashé un avion de la Malaysia Airlines le 17 juillet dernier. Ils assurent dans une déclaration avoir toujours collaboré avec l'organisation "de manière effective".

Plus tôt, les médias s'étaient fait l'écho d'un email des séparatistes au ton quelque peu colérique dans lequel ils accusaient l'OSCE de ne servir que les intérêts des Etats-Unis et de l'Ukraine. D'après la République populaire de Donetsk autoproclamée, l'organisation ne se serait jamais montrée neutre depuis le début du conflit qui oppose les séparatistes au pouvoir central de Kiev, les rebelles souhaitant obtenir leur indépendance. L'OSCE joue depuis lors un rôle crucial pour les étrangers se trouvant dans cette zone de guerre.

Cette éventuelle menace est un énième revers pour les experts néerlandais et australiens qui ont renoncé lundi, et pour le troisième jour consécutif, à se rendre sur les lieux de la catastrophe en raison des combats qui agitent la zone. Une nouvelle tentative aura lieu mercredi. Le chef de la mission de rapatriement Pieter-Jaap Aalbersberg confie que ses hommes sont "frustrés" de ne pas pouvoir accéder au site de la catastrophe mais qu'ils "n'abandonnent pas".

Un officier néerlandais envoyé dans la zone de combat

L'armée néerlandaise enverra un officier de liaison auprès des troupes ukrainiennes qui combattent dans la région de Donetsk, afin de donner des informations récentes aux responsables de la mission de rapatriement, selon le quotidien De Telegraaf. Kiev souhaite que les enquêteurs puissent être rapidement amenés sur les lieux du crash du vol MH17 de la Malaysia Airlines en toute sécurité, a déclaré l'ambassadeur ukrainien aux Pays-Bas, Olexander Horin. Un souhait qu'a d'ailleurs salué un porte-parole du ministre des Affaires étrangères néerlandais, Frans Timmermans.

Pour l'Australie, la priorité est d'accéder au site, pas les sanctions

L'Australie a pour priorité d'accéder au site du crash du Boeing du MH17 dans l'est de l'Ukraine, pas d'imposer des sanctions à la Russie, a déclaré mercredi le Premier ministre australien, au lendemain de l'annonce d'un nouveau train de mesures par l'Europe et les Etats-Unis.

Tony Abbott a déclaré que l'Australie avait déjà pris des sanctions envers Moscou, tels que des interdictions d'entrée sur son territoire pour des personnalités, ou des sanctions financières ciblées.

"Je ne dis pas que nous ne pourrions pas, à l'avenir, aller plus loin", a-t-il précisé à la presse. "Mais pour le moment, nous n'avons pas pour priorité de nouvelles sanctions, notre priorité est de ramener à la maison nos morts, aussi vite que possible".

"Nous voulons bien entendu essayer une nouvelle fois aujourd'hui d'accéder au site", a ajouté le Premier ministre. "Si ça ne marche pas aujourd'hui, nous essayerons à nouveau demain, puis encore le lendemain...".

Sur les 298 personnes à bord du Boeing de Malaysia Airlines, abattu le 17 juillet par un missile tiré selon les Américains depuis une zone contrôlée par les séparatistes pro-russes, 28 étaient des citoyens australiens et neuf des résidents dans ce pays.

Les experts néerlandais et australiens chargés d'enquêter sur l'accident en Ukraine de l'avion malaisien ont à nouveau dû renoncer mardi, pour la 3e fois, à se rendre sur le site du crash en raison des combats entre séparatistes et forces loyalistes se déroulant à proximité. Plus de 200 corps ont déjà été récupérés et envoyés aux Pays-Bas pour l'identification, mais il reste certainement des cadavres sur le site.

Réunis mardi à Bruxelles, les ambassadeurs des 28 pays de l'Union européenne ont adopté une série de mesures financières à l'encontre de la Russie.


Belga

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