Meurtre de Kim: l'OIAC condamne l'usage d'armes chimiques

L'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a condamné vendredi l'usage d'armes chimiques lors du meurtre le 13 février à Kuala Lumpur du demi-frère en exil du numéro un nord-coréen Kim Jong-Un, empoisonné par un neurotoxique puissant.

L'agence exprime dans un communiqué "de sérieuses inquiétudes à propos du fait que, selon les communiqués du gouvernement de Malaisie, une arme chimique, l'agent neurotique VX, a été utilisé dans un incident fatal le 13 février 2017 à l'aéroport international de Kuala Lumpur". Composé de 41 membres, son Conseil exécutif "condamne explicitement l'usage de toute arme chimique par quiconque en toutes circonstances", ajoute l'OIAC. Le Conseil exécutif souhaite également que l'organisation offre son assistance technique aux autorités malaisiennes si elles le demandent dans le cadre de leur enquête sur cette affaire, et exprime "son intérêt profond" à pouvoir en recevoir et examiner les résultats officiels, une fois l'investigation clôturée.

Kim Jong-Nam, demi-frère en disgrâce de Kim Jong-Un et critique du régime nord-coréen, a succombé à un empoisonnement après que deux femmes lui ont projeté un puissant neurotoxique au visage, selon la Corée du Sud qui a dénoncé une attaque orchestrée par Pyongyang. Ce meurtre a provoqué une escalade des tensions entre la Malaisie et la Corée du Nord, qui entretenaient jusque là des relations relativement cordiales.

Mardi, Pyongyang a ainsi interdit aux Malaisiens de quitter la Corée du Nord, provoquant une riposte immédiate de Kuala Lumpur. La brouille diplomatique avait commencé en février quand la police malaisienne avait rejeté une demande de diplomates nord-coréens réclamant la remise du corps de Kim Jong-Nam à Pyongyang, tant qu'un membre de la famille ne se présenterait pas pour l'identifier formellement.

Prix Nobel de la Paix en 2013, l'OIAC, chargée de détruire les armes chimiques à travers le monde, a supervisé la destruction de 95% du stock mondial d'armes chimiques depuis sa création en 1997.

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