Merkel, Macron et Johnson appellent l'Iran à "s'abstenir d'action violente", la priorité? Sauver l'accord sur le nucléaire

Emmanuel Macron, Boris Johnson et Angela Merkel.
Emmanuel Macron, Boris Johnson et Angela Merkel. - © Tous droits réservés

Emmanuel Macron, Boris Johnson et Angela Merkel appellent, dans une déclaration commune publiée ce dimanche, l’Iran à s’abstenir "de toute nouvelle action violente" et à annuler toutes les mesures incompatibles avec l’accord sur le programme nucléaire de Téhéran conclu en 2015.

Sauver l’accord

"Aujourd’hui, notre message est clair", soulignent le chef de l’Etat français, le Premier ministre britannique et la chancelière allemande, dans cette déclaration. "Nous restons attachés au JCPOA (nom de l’accord sur le programme nucléaire iranien de 2015-NDLR) et à sa préservation".


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"Nous exhortons l’Iran à annuler toutes les mesures incompatibles avec l’accord, nous appelons l’Iran à s’abstenir de toute nouvelle action violente ou de prolifération", ajoutent-ils, "et nous restons prêts à engager le dialogue avec l’Iran sur cette base afin de préserver la stabilité de la région".
 


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Les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne se sont retrouvés pour une séance extraordinaire ce jeudi et ont réaffirmé leur volonté de sauver l’accord.

Vers une désescalade ?

Téhéran et Washington se sont dits prêts à emprunter la voie de la désescalade dans l’après-midi. Même si le président américain Donald Trump a maintenu ce dimanche la pression avec une nouvelle mise en garde à l’Iran contre une répression de manifestations, son ministre de la Défense a assuré qu’il était prêt à discuter avec les dirigeants iraniens. De son côté, Hassan Rohani, après une rencontre avec l’émir du Qatar, le cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, ont expliqué que "la seule solution à (la) crise passe par la désescalade et le dialogue".

Or, la désescalade est sur des bases fragiles. En début de soirée, ce dimanche, des tirs de roquettes ont visé une base militaire, abritant des soldats américains, dans le nord de l’Irak, ce qui risquerait de faire avorter ces débuts fragiles d’accalmie.

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