Menaces d'attentats: la présence policière allégée dans les gares belges

Les autorités allemandes surveilleraient depuis plus de deux semaines les lignes empruntées par les trains allemands à grande vitesse ICE ainsi que les gares, à l'aide d'une série de mesures supplémentaires discrètes, telles que des rondes de policiers en civil.

Du côté de la Belgique, la menace terroriste avait été revue à la hausse début août et la présence policière s'était accrue depuis dans toutes les grandes gares internationales du pays. Mais, en concertation avec les autorités, les forces de l'ordre et Securail, la situation est revenue à la normale vendredi après-midi, note Louis Maraite.

Les compagnies Thalys et Eurostar ont précisé pour leur part qu'elles ne pouvaient dévoiler la teneur des éventuelles mesures complémentaires aux contrôles habituels qui sont imposées par les services de sécurité des différents gouvernements et menées par la police ou les douanes.

Selon le journal allemand, les attentats pourraient prendre la forme d'actes de sabotage sur les voies, dans les tunnels, ainsi que des bombes dans les trains mêmes. D'après Bild, l'information sur ces projets d'attentats provient de l'Agence nationale de la sécurité américaine (NSA), qui a capté une conversation téléphonique il y a quelques semaines entre de hauts responsables d'Al Qaida.

"Ca m'étonne qu'on ait changé son fusil d'épaule en deux, trois semaines", a réagi Denis Ducarme qui relève que, à l'inverse de la Belgique, l'Allemagne et la République tchèque ont décidé de relever leurs mesures de sécurité face aux risques terroristes.

Relevant la polémique sur la fiabilité des informations livrées par l'agence américaine NSA relatives aux menaces terroristes d'Al-Qaïda, le député réformateur estime qu'il serait "utile que la ministre de l'Intérieur confirme que cette levée est tout à fait justifiée".

Pour Denis Ducarme, si la sécurité a bien été relevée dans les grandes gares à Bruxelles, aucune mesure n'a toutefois été prise sur les Thalys empruntant la dorsale wallonne, selon lui.

Une situation qui trahit, à ses yeux, une politique de sécurité à deux vitesses sur le réseau TGV en Belgique, à savoir "une pour Bruxelles et une autre sur la dorsale wallonne où l'on prend le train comme l'on prend le bus".


Belga

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