Mélenchon veut un "protectionnisme social et écologique" aux frontières de l'Europe

Sophie Rauszer, candidate de "La France insoumise"
Sophie Rauszer, candidate de "La France insoumise" - © france-insoumise.be

"L'Europe, on la change ou on la quitte" est un des slogans de campagne de Jean-Luc Mélenchon, candidat aux présidentielles française au nom de son mouvement "La France insoumise". "L'Union européenne actuelle fonce dans le mur et ne peut pas continuer ainsi" précise ce jeudi Sophie Rauszer, candidate du même mouvement aux législatives françaises pour le Benelux. Elle considère le projet européen d'"Union de la défense très inquiétant, très guerrier et très belliciste: c'est une façon de se trouver des ennemis extérieurs pour ne pas résoudre des problèmes intérieurs. Il y a actuellement une véritable crise économique, sociale et démocratique dans l'Union européenne. Nous pensons qu'il faut des moyens forts, une stratégie de négociation très claire. Quand on négocie pour réorienter profondément l'union européenne, il faut commencer par dire 'non'".

"Protectionnisme social et écologique"

Interrogée par Robin Cornet dans Matin Prem1ère, Sophie Rauszer prône par exemple un "protectionnisme social et écologique aux frontières extérieures de l'Union européenne". Concrètement cela consiste à instaurer des taxes sur les produits venant de pays qui ne respectent pas le droit du travail ou qui n'offrent pas suffisamment de garanties du respect de l'environnement. S'il n'y a pas d'accord unanime de tous les pays de l'Union européenne, "il ne faut pas se fermer la porte; faisons-le avec ceux qui veulent le faire avec nous", poursuit-elle.

"La France doit sortir de l'Otan, c'est un vestige du passé, qui a été construit dans une phase qui opposait le bloc de l'Ouest à celui de l'Est. L'Otan est en train de dangereusement remplacer un organe de droit international qui a vocation à assurer la sécurité collective, et qui a été sous-investi depuis trop longtemps: l'Onu" selon Sophie Rauszer.

Imposition universelle

Jean-Luc Mélenchon propose un plan d'investissement dans les hôpitaux et les écoles en France, qui suppose l'engagement de 200 000 fonctionnaires en plus. Ce projet est évalué à 173 milliards d'euros de dépenses supplémentaires. "Mais en contrepartie, il y a 190 milliards de recettes supplémentaires, via une réforme de la fiscalité. Nous voulons une imposition plus juste, divisée en 14 tranches évolutives, où on prend un peu plus dans les derniers paliers. Mais toute personne qui gagne jusqu'à 4000 euros, paiera moins d'impôts avec la France de Jean-Luc Mélenchon. Et même jusqu'à 7000 euros, il n'y aura pas de différence. Il ne s'agit pas du tout d'un pillage des riches. Nous proposons une imposition universelle, pour lutter contre la fraude fiscale".

>>> A lire également: Présidentielle française 2017: qui est Jean-Luc Mélenchon?

Interview de Sophie Rauszer, candidate de "La France insoumise", dans Matin Prem1ère

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