Martin Fayulu : "Je peux battre à plate couture le dauphin de Kabila"

"Je pensais que c’était un fake news." Quatre jours après la volte-face d’Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhe, Martin Fayulu ne comprend toujours pas. Ce dimanche, il avait été désigné candidat unique de l’opposition en vue du scrutin présidentiel prévu le 23 décembre en RDC, avant que deux d'entre eux - Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe - ne se ravisent en reniant leur promesse.


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Nous avons rencontré Martin Fayulu ce jeudi à Bruxelles. Si l’homme est perplexe, il reste déterminé, convaincu que la victoire est à portée de main. "Si vous prenez les poids lourds qui sont derrière moi : M. Bemba, M. Katumbi, M. Muzito, M. Matungulu, et moi-même, nous couvrons l’ensemble du pays. À nous cinq, nous avons plus de 85% de l’électorat au Congo. Je ne pense pas que le dauphin Kabila, M. Ramazani, puisse me battre. Nous ne voulons pas de machines à voter (ndlr: le vote électronique). Avec, les bulletins papier, je le battrai à plate couture".

Soldat du peuple

Martin Fayulu se sent porté par tout le peuple congolais, qui, selon lui, veut l’alternance, à tout prix. "Le peuple a tellement souffert avec le système amené par Kabila au Congo : 20 ans de misère, de souffrance, d’insécurité, de chaos. Des viols et des exactions partout dans le pays. Nous ne pouvons plus accepter que cette situation puisse durer."

Certains reprochent à Martin Fayulu son manque de notoriété, ce qu’il conteste, tout en revendiquant son surnom de "soldat du peuple". "Je suis tout le temps sur le terrain. J’ai été de toutes les manifestations. La preuve, j’ai reçu une balle. J’ai été tabassé par la police de M. Kabila et même de M. Mobutu. C’est pour ça qu’on me surnomme soldat du peuple, parce que je suis avec eux, sur le terrain. Ils savent ce que je fais et que je suis avec eux."

"Radical"

Et quand on le qualifie de "radical", Martin Soyulu prend cela comme un compliment. "Si le terme 'radical' veut dire avoir des idées et les défendre, et ne pas accepter la corruption, je l’accepte. Je ne comprends pas comment un homme ou une femme peut se faire acheter avec l’argent. J’ai fait l’objet de beaucoup de sollicitations, je n’ai jamais accepté. C’est pour ça qu’on m’appelle 'radical'. Je suis là pour construire, pour donner l’exemple. En politique aussi, on peut avoir des valeurs : amour, justice, travail, solidarité, intégrité. Ces valeurs, je les porte en moi. Et je veux les partager avec les Congolais."

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