Marine Le Pen soutient la proposition russe d'une fédéralisation en Ukraine

"J'espère (...) que les éléments les plus pondérés, les plus modérés de la diplomatie européenne arriveront à mettre tout le monde autour de la table pour réussir à trouver les éléments d'un avenir pacifique pour l'Ukraine et respectueux de l'envie, du désir et de la sensibilité de chacune des parties de la population ukrainienne", a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse.

Elle a ajouté que "le projet le plus logique, le plus respectueux serait l'organisation d'une fédération au sein de l'Ukraine, qui permette un degré d'autonomie à des régions". Cela permettrait "à l'Ukraine de l'Est, qui se sent plus portée pour mille raisons vers la Russie, ou à l'Ukraine de l'Ouest, plus portée pour mille raisons vers l'Union européenne, à chacun de pouvoir préserver le pays", a-t-elle expliqué.

"Les sanctions sont contre-productives"

Marine Le Pen a rencontré à Moscou le président de la Douma (chambre basse), Sergueï Narychkine, un des responsables russes visés par les sanctions de l'UE à la suite du rattachement de la Crimée à la Russie. La présidente du Front national a d'ailleurs réitéré samedi son opposition à ces sanctions.

"J'ai dit dès le début que les sanctions et même les menaces de sanctions étaient tout à fait contre-productives. Je maintiens que les sanctions sont contre-productives", a-t-elle déclaré, selon des images de la télévision russe Vesti. La Russie a plusieurs fois indiqué soutenir l'idée d'une "fédéralisation" de la Constitution ukrainienne. Ce que refuse le pouvoir pro-occidental de Kiev, non reconnu par Moscou, qui y voit la porte ouverte à un éclatement du pays et refuse d'aller plus loin qu'une "décentralisation".

"Nous avons beaucoup en commun dans nos positions sur la manière de régler la crise" en Ukraine, a de son côté estimé Sergueï Narychkine, s'adressant à Marine Le Pen, selon l'agence russe Ria Novosti. Il doit se rendre lundi à Paris avec une délégation parlementaire pour célébrer les 60 ans de l'entrée de l'URSS à l'Unesco.

AFP

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