Marie Laguerre: l'homme qui l'a giflée en pleine rue condamné à 6 mois de prison ferme

L'homme de 25 ans qui avait été filmé en juillet giflant violemment une femme à Paris vient d'être condamné à 6 mois de prison ferme. Cet homme était poursuivi pour "harcèlement sexuel" et "violence aggravée".  Il avait reconnu être l'auteur des violences sur la vidéo de l'agression, mais il niait le fait d'avoir tenu des propos obscènes. Le tribunal a aussi interdit à l'homme d'entrer en contact avec Marie Laguerre, l'a condamné à verser 2000 euros et a prononcé une obligation de soins à son encontre. Le parquet avait requis un an de prison ferme, le maintien en détention, ainsi que cette obligation de soin en question. 

L'agresseur dénoncé grâce à un post sur Facebook

Cette affaire a éclaté le 25 juillet, lorsque Marie Laguerre a publié sur Facebook un post racontant son agression, images de vidéosurveillance à l'appui. Alors qu'elle rentrait chez elle, un homme lui a adressé bruits humiliants et remarques obscènes. Après lui avoir répondu "Ta gueule", l'homme lui a alors jeté un cendrier, avant de la gifler devant des témoins, en pleine journée. Les images ont suscité l'indignation, aussi bien en France qu'à l'étranger, sur fond de débat sur le harcèlement de rue.

Le prévenu, visage émacié, cheveux bouclés mi-long, a affirmé au tribunal avoir dit à Marie Laguerre que le rouge lui allait "super bien", puis s'être énervé parce qu'elle lui "a mal répondu". La jeune femme de 22 ans, diplômée d'une école d'ingénieur, dément avoir reçu "un compliment". "Je m'excuse pour la gifle qui a été mise", a dit cet homme à la victime. "J'aurais dû lui donner une meilleure leçon de vie, juste avec des mots", a-t-il ajouté, suscitant l'exaspération de Marie Laguerre.

Déjà condamné huit fois par la justice

Le prévenu, qui est sans domicile fixe et qui est arrivé en France de Tunisie à 8 ans, a été condamné huit fois par la justice, dont trois pour des faits de violence, notamment contre sa mère. Il a déjà passé plusieurs années en prison. Le tribunal avait ordonné une expertise psychiatrique et avait reporté à cet effet le procès d'août à ce lundi 4 octobre 2018 . "Il n'y a pas d'élément dans le dossier permettant de comprendre" pourquoi il a été placé trois semaines en août dans un hôpital psychiatrique, avait regretté la présidente. Marie Laguerre s'était déclarée "déçue" de ce renvoi. "J'aimerais passer à autre chose", avait-t-elle déclaré aux nombreux journalistes.

"J'invite tous les témoins qui voient une scène telle que celle que j'ai vécue (...) à toujours essayer de réagir, c'est très, très important, de ne pas baisser les yeux, de ne pas regarder ailleurs" 

 

Archive : JT 30/07/2018

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