Marie Arena: "J'aurais préféré que les socialistes et démocrates n'aient pas de candidat pour la présidence du Parlement européen"

European parliament member Marie Arena poses for photographer during a photoshoot session at European parliament
European parliament member Marie Arena poses for photographer during a photoshoot session at European parliament - © DIRK WAEM - BELGA

Les "top jobs" européens sont attribués. Charles Michel, notre Premier ministre en affaires courantes, hérite de la présidence du Conseil. Le socialiste espagnol, Josep Borrell, décroche le poste de haut représentant de l’Union. Un autre socialiste, l’Italien David Sassoli a été élu par ses pairs président du Parlement européen. Et, Ursula von der Leyen, démocrate-chrétienne allemande, sera la future présidente de la Commission européenne.

Avenir incertain d’Ursula von der Leyen

Le prochain épisode de ce feuilleton des nominations aura lieu dans 10 jours. Le Parlement élira, ou non, Ursula von Der Leyen comme présidente de la Commission européenne.

On sait que sa nomination irrite le Parlement européen qui voulait que le futur président de la Commission soit issu de ses rangs, qu’il (ou elle) soit choisi parmi les chefs de file des groupes politiques européens, les fameux spitzenkandidat. Pensez-vous qu’Ursula von der Leyen pourrait être refusée par les eurodéputés dans 15 jours ?

"En tout cas, l’exercice qu’elle devra faire sera extrêmement difficile. Si vous avez entendu les discours des chefs de groupe hier à Strasbourg, aucun n’était satisfait. Elle va passer un examen dans tous les groupes politiques, ce qui ne lui donne pas la garantie d’être élue à l’intérieur du Parlement. Elle va devoir donner des gages.", explique Marie Arena, eurodéputé socialiste.

Un président du Parlement européen affaibli ?

Lors de son élection, David Sassoli n’a pas recueilli l'entièreté des votes des trois familles politiques: démocrates-chrétien, socialistes et libéraux. Elles se sont accordés au Conseil sur les nominations aux postes clés de l’Union. Comment expliquer qu’il n’ait pas fait le plein de voix ?

"A titre personnel, j'aurais préféré que les socialistes et démocrates n'aient pas de candidat parce que cela aurait montré que nous n'étions pas du tout d'accord sur le deal qui a été conclu par le Conseil. Nous aurions du soutenir la candidature la candidature de Ska Keller, la candidate des verts ", soutient Marie Arena. 

"Ce que nous voulions montrer, au niveau du Parlement européen, et toutes les familles politiques se sont exprimées dans ce sens, c’est que le Conseil européen n’a pas respecté l’Institution européenne. Le Parlement avait choisi le processus des spitzenkandidat, c’est-à-dire les candidats leaders qui devaient prendre le lead de la Commission européenne. Le Conseil n’a pas voulu suivre cette position du Parlement et, a fait son choix en prenant une troisième personne qui n’était pas spitzenkandidat. Et, ce qui était le plus dur encore à accepter, c’est qu’elle a fait ce choix parce que les pays d’Europe centrale et, particulièrement, la Pologne et la Hongrie ont écarté Frans Timmermans.", déplore l'eurodéputé socialiste.

Découvrez l’intégralité de l’interview de Marie Arena dans La Semaine de l’Europe sur Auvio.

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