Manifestations massives contre le régime syrien, 15 morts

Image amateur prise dans la région d'Homs
Image amateur prise dans la région d'Homs - © AFP PHOTO / HO / SHAAM NEWS NETWORK

Quinze personnes dont deux manifestants ont été tuées vendredi en Syrie par de nouvelles violences alors que la révolte contre le régime du président Bachar al-Assad entrait dans son 16ème mois, a rapporté l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Dans la région de Deraa, berceau de la contestation dans le sud du pays, huit civils ont péri dans l'explosion d'une roquette devant une mosquée dans la ville de Bosra al-Cham.

Comme chaque vendredi depuis le début de la contestation il y a 15 mois, les militants anti-régime ont appelé à des manifestations massives, cette fois-ci sous le slogan "Toujours prêts à la forte mobilisation", pour signifier que la révolte ne s'essoufflait pas.

Deux manifestants ont été tués dans la ville d'Alep, deuxième ville de Syrie.

Toujours dans la région d'Alep, un civil a été tué alors que de violents combats opposaient à la périphérie d'Andane les rebelles aux forces régulières qui tentent de prendre la ville.

Près de la capitale, un civil a été tué par un tireur embusqué à Harasta, selon l'OSDH, et une charge a explosé dans le quartier Midane à Damas.

Dans la province de Homs (centre), un civil et un officier ont péri dans des bombardements de la ville de Rastane, où des combats ont également opposé les rebelles aux forces gouvernementales qui tentent depuis plusieurs mois de reprendre le contrôle de cette ville.

Dans la ville de Homs, un civil a péri dans le quartier de Jouret al-Chiyah.

Violences sexuelles

Les forces gouvernementales syriennes ont recours à des violences sexuelles pour torturer des hommes, des femmes et des enfants détenus dans le cadre de la répression, s'alarme vendredi l'organisation Human Rights Watch (HRW).

L'ONG basée à New York indique avoir interviewé dix anciens détenus, dont des femmes, qui ont indiqué avoir subi des mauvais traitements, notamment de type sexuels, et avoir été témoins de violations similaires.

Cela comprend "le viol, la pénétration avec des objets, des attouchements sexuels, une nudité forcée ainsi que des électrochocs et des coups sur les parties génitales", a décrit l'organisation dans un communiqué.

De nombreux témoins ont indiqué avoir été emprisonnés en raison de leur militantisme politique, tandis que les raisons de la détention d'autres témoins n'étaient pas clairement établies, mais tous les détenus ont subi les mêmes abus.

"Les violences sexuelles en détention sont l'une des armes atroces qui font partie de l'arsenal de torture du gouvernement syrien et les forces de sécurité syriennes en font régulièrement usage pour humilier les détenus en toute impunité", a souligné Sarah Leah Whitson, directrice de HWR pour le Moyen-Orient.

"Ce type d'agression ne se déroule pas seulement dans les lieux de détention. Les forces gouvernementales et les membres des milices pro-gouvernementales, les chabbiha, se sont aussi livrés à des agressions sexuelles sur des femmes et des jeunes filles lors de raids et de perquisitions dans les maisons".

Avec Belga

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