Mali: les combats cessent à Gao, la ville aux mains des rebelles touareg

"Au regard de la situation des populations au voisinage" de la zone des affrontements, "les forces maliennes ont décidé de ne pas prolonger les combats", a annoncé samedi soir le capitaine Amadou Sanogo. Quelques instants auparavant, il avait pourtant affirmé dans ce même communiqué écrit, lu par une journaliste à la télévision publique ORTM, que les rebelles avaient "été repoussés par les forces armées".

"Le CNRDRE (Conseil national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat, junte) fera une analyse claire de la situation dans les heures à venir", a ajouté le chef de la junte, sans autre précision.

Interrogées par l'AFP, deux sources proches de la junte ont reconnu qu'il s'agissait de fait d'un ordre d'évacuation de la ville donné aux forces gouvernementales.

"Un plan de sécurisation plus viable sera mis en place pour que l'intégrité territoriale du Mali ne soit plus violé", a simplement expliqué le capitaine Sanogo dans son communiqué.

A un millier de kilomètres au nord-est de Bamako, Gao, environ 90 000 habitants, abrite l'état-major de l'armée malienne pour toute la région Nord.

Les rebelles touaregs, dont l'identité exacte reste à préciser, ont pénétré dans la ville dans la matinée. Les combats se sont ensuite concentrés autour des deux camps militaires de Gao, où les forces gouvernementales se sont réfugiées pour résister.

Aucun bilan des pertes ou du nombre de déplacés, n'était disponible samedi soir.

Belga

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