Mali: le Premier ministre ne négociera pas "le couteau sur la gorge"

Dans ce message diffusé par la télévision publique ORTM, Cheick Modibo Diarra s'est particulièrement adressé "aux habitants du Nord qui souffrent le martyr du fait d'une agression aussi incompréhensible que barbare", en référence aux divers mouvements armés, dont des rebelles touareg et des islamistes, qui contrôlent depuis fin mars-début avril le nord du Mali.

Pour résoudre la crise, "toutes les options sont envisageables, en premier lieu celle de la négociation. (...) Oui, nous négocierons parce que nous haïssons la guerre", et "nous négocierons, chers compatriotes, parce que nous n'avons pas peur de négocier, parce que nous n'avons pas honte de négocier. Cependant, nous ne négocierons pas le couteau sous la gorge, en acceptant le fait accompli", a-t-il déclaré.

Le nouveau Premier ministre, qui poursuit ses consultations pour la formation de son gouvernement, s'est fixé comme "première priorité (...) la reconquête totale de l'intégrité du territoire national".

Il a également estimé que le Mali "a souffert d'un déficit de gouvernement et d'une insuffisance de capacité d'anticipation" ayant conduit à la situation actuelle, sans accuser directement le régime d'Amadou Toumani Touré (ATT), président renversé le 22 mars par des militaires qui l'ont accusé d'incurie dans la gestion de la crise dans le Nord et de manque de moyens pour les soldats envoyés au front.

Pour Cheick Modibo Diarra, "aucun sacrifice n'est trop grand" pour sortir le Mali de la situation actuelle. Il a promis aux populations du Nord de ne "jamais" les abandonner. "La fin de votre calvaire ne saurait tarder. Elle est pour bientôt", a-t-il dit.

Belga

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