Mali: le chaos règne, les islamistes tentent toujours d'imposer leur loi

Pénible ramadan pour les musulmans du nord du Mali : quand elles n'ont pas fui par milliers au sud du pays ou dans les pays voisins, les populations subissent la cherté de la vie et les menaces localisées des islamistes. Les imams eux-mêmes sont mis sous pression par les jihadistes. Un haut dignitaire musulman a quitté Bamako pour aller  rencontrer les groupes islamistes. Pourra-t-il les raisonner au nom de leur foi commune ? On en doute.

Dans le nord du Mali, ça et là, des groupes se sont rebellés, mais la population se sent abandonnée par Bamako, Bamako où le pouvoir central cherche à sortir de la longue crise qui a suivi le putsch militaire du 22 mars et la mise à l'écart de l'ancien président Amadou Toumani Touré. 

Amnesty International révèle, dans un rapport, que les putschistes ont torturé et infligé des sévices sexuels à des militaires faits prisonniers après une tentative de contre-coup d'Etat, le 30 avril.

Sur le plan politique, la transition d'après le putsch peine à se mettre en place. Après deux mois passés en France pour s'y remettre de son agression par des sympathisants des putschistes, le président de transition, Dioncounda Traoré, vient  à peine de rentrer. Il s'est séparé du Premier ministre et a créé de nouvelles institutions.

Mais l'imbroglio politique persiste au Mali et sans solution à Bamako, il n'y aura pas de solution à la crise dans le nord.

L'ancienne puissance coloniale au Mali, la France, prend jeudi la présidence  du Conseil de Sécurité de l'Onu et, alors que 6 Français sont toujours otages dans cette région, la diplomatie française tentera d'accélérer le déploiement d'une force africaine de 3300 soldats.

Françoise Nice

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