Mali : la population réprouve la destruction des édifices religieux

La destruction du patrimoine religieux n'est qu'un épisode dans la crise qui secoue le Mali depuis le début de l'année, lorsque des rebelles touareg, appuyés par des combattants revenus de Libye et équipés d'armes de Mouammar Kadhafi, ont lancé une offensive militaire.

Déconfite, l'armée malienne verra même un groupe de putschiste renverser le président Amadou Toumani Touré le 22 mars. Quelques jours plus tard, le 6 avril, les insurgés touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad proclamaient l'indépendance d'un territoire comprenant les régions administratives de Kidal, Tombouctou et Gao. La moitié nord du pays échappe depuis au pouvoir central. 

Gouvernement constesté

Par la suite, avec l'aide de la Cédéao, les 15 Etats d'Afrique de l'ouest, un gouvernement de transition d'un an était mis en place pour succéder aux putschistes. Mais ce gouvernement, qui inclut aussi des éléments putschistes, ne fonctionne pas. Il est contesté par une partie de la société civile.

La Cédéao et l'Union africaine cherchent une solution pour résoudre les trois crises du mali : la crise touarègue et territoriale, la présence des groupes terroristes liés à Al-Qaïda et la crise institutionnelle à Bamako. Une situation complexe, aggravée par l'exode de milliers de personnes qui ont fui le nord du Mali et la crise économique.

Françoise Nice fait le point avec Adama Traoré : opérateur culturel, il dirige le centre culturel Acte SEPT à Bamako et organise tous les deux ans le Festival du théâtre des réalités, à Bamako et dans d'autres régions du Mali et des pays voisins. Selon lui, la destruction du patrimoine religieux de Tombouctou est très mal vu par la population malienne.

Ecoutez l'interview ci-contre.

RTBF

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