Mali: la junte au pouvoir pas reconnue par la communauté internationale

La junte au pouvoir au Mali doit agir vite. Après le putsch contre le président Touré, la semaine dernière, la junte est isolée par une grande partie de la classe politique et sous la menace de la rébellion touareg dans le Nord du pays. Les putschistes sont aussi vivement critiqués par la communauté internationale.

Dans une tentative de normalisation de la situation, la junte a annoncé, mardi, l'adoption d'une nouvelle Constitution de 70 articles, ainsi que la levée immédiate du couvre-feu et la réouverture des frontières.

Pendant la période de transition, dont la durée n'est pas déterminée, la junte reste aux commandes du pays. Mais, les membres de cette junte ne seront pas autorisés à se présenter aux futures élections. Prévue fin avril, la date de ces élections a été déplacée à une date inconnue.

L'isolement du pays a franchi un nouveau cap mardi. Réunie mardi à Abidjan, la Cédéao, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest, a annoncé l'envoi d'une délégation de plusieurs chefs d'Etat à Bamako. L'objectif est de plaider en faveur d'un retour à l'ordre constitutionnel.

Nicolas Willems

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