Mali: l'armée française poursuit son offensive, la Belgique sollicitée

De soldats français arrivant au Mali ce 14 janvier 2013 pour un déploiement dans le nord du pays
De soldats français arrivant au Mali ce 14 janvier 2013 pour un déploiement dans le nord du pays - © ERIC FEFERBERG - AFP

Troisième journée de bombardement par l'aviation française contre des "bases arrières" de la rébellion islamiste au Mali. Paris affirme que la progression des jihadistes vers le Sud a été bloquée, mais reconnait une contre-offensive islamiste. Ce lundi soir, le ministre français des Affaires étrangères a annoncé que Bruxelles et Copenhague pourraient fournir des moyens d'appui aérien.

L'armée française a poursuivi son offensive pour repousser les rebelles islamistes vers le nord du Mali. Pour cette troisième journée d'intervention, l'aviation française a bombardé plusieurs bases arrières des combattants islamistes, afin notamment d'entraver leurs facilités de déplacement.

Dans le même temps, les islamistes ont lancé une contre-offensive dans l'ouest du Mali, leur permettant de conquérir la ville de Diabali.

L'opération lancée en début de weekend a surpris plusieurs capitales alliées de Paris. Mais rapidement, elles ont été mises au courant par la France des buts de cette attaque, lancée alors que la rébellion islamiste avait relancée sa marche vers le Sud.

Dès les premières attaques françaises lancées, Paris s'est alors concerté avec ses alliés de l'alliance atlantique et de l'Union européenne. Le principe étant de voir ce que chacun peut faire pour manifester sa solidarité opérationnelle avec la France. Dans un second temps, et en fonction de ce que les partenaires de la France peuvent fournir, Paris demandera alors officiellement à certains de fournir une aide. Ce lundi soir, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a annoncé que Bruxelles et Copenhague pourraient fournir des moyens d'appui aérien.

Le gouvernement belge se réunira ce mardi midi pour confirmer sa disposition à venir en aide à Paris.

Mais plusieurs autres réunions sont en préparation. D'abord ce lundi soir (décalage horaire aidant) à l'Onu où le Conseil de sécurité se réunit à la demande de la France. Les Européens aussi se réuniront avant la fin de la semaine.

Des pays africains ont aussi dit leur volonté d'accélérer la mise à disposition notamment de forces de combat. Offre d'aide aussi de la rébellion touarègue qui pourtant a aidé les islamistes maliens à prendre le contrôle du nord Mali, l'an dernier. Mais les Touareg ont depuis changé d'avis : ils ont décidé désormais de seconder la France, ajoutant qu'ils fourniront des éléments armés pour le combat au sol.

 

W. Vandervorst

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