Mali: des journalistes évacués du centre de Gao par l'armée française

Une patrouille à Gao
Une patrouille à Gao - © AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Des combats opposant soldats maliens et islamistes ont éclaté dimanche après-midi dans le centre de Gao, la plus grande ville du Nord du Mali, récemment reprise par les militaire français et maliens aux groupes islamistes armés, a constaté un journaliste de l'AFP. Une cinquantaine de journalistes ont été évacués des zones de combats.

le porte-parole de l'état-major, Thierry Burkhard n'a pas fait état de blessés parmi ce groupe de journalistes, qui ont été conduits vers l'aéroport.

Selon Thierry Burkhard, l'attaque s'est déroulée en début d'après-midi lorsqu'un groupe d'islamistes s'est réfugié dans l'ancien commissariat central de Gao, dans l'ouest de la ville, après avoir été repéré par la population.

Un échange de tirs s'est alors engagé avec l'armée et la police maliennes, qui les a encerclés en deux endroits. Les journalistes se trouvaient dans un restaurant et dans un hôtel à proximité immédiate des tirs, selon le récit du porte-parole de l'état-major.

Des soldats et des véhicules de l'armée française sont alors arrivés depuis l'aéroport pour extraire les journalistes, dont certains avaient déjà été mis sous la protection des Maliens, a-il poursuivi. Ils ont alors été conduits vers l'aéroport.

Un groupe islamiste, le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), a revendiqué auprès de l'AFP l'attaque dans cette ville déjà frappée par deux attentats-suicide en deux jours.

"Beaucoup d'islamistes" auraient été tués lors de ces combats, selon un officier de l'armée malienne, mais des journalistes de l'AFP sur place n'étaient pas encore en mesure de vérifier cette affirmation.

Des affrontement dans le centre ville

Les échanges de tirs entre soldats et islamistes se déroulaient dans le centre de la ville, près du commissariat central.

Ces affrontements sont survenus après un attentat suicide visant dans la nuit de samedi à dimanche un poste de contrôle à l'entrée nord de Gao, le deuxième en deux jours.

Aucun militaire malien n'a été atteint dans l'explosion, selon les soldats sur place. Mais la route menant vers le nord et les villes de Bourem et Kidal a été fermée et aucun véhicule n'était autorisé à l'emprunter.

Trois mines antipersonnel ont aussi été découvertes dans la zone, selon un militaire français, qui a précisé que l'armée allait les faire sauter dans une explosion contrôlée.

Gao, la plus grande ville du Nord malien, située à 1200 km de Bamako, avait été reprise le 26 janvier par les armées française et malienne aux groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, dont le Mujao.


Belga

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