Libye: la Russie ne veut plus "jouer" avec l'Otan

Destructions à Misrata
Destructions à Misrata - © MISSAM SALEH (EPA)

La Russie manifeste son désaccord croissant sur la nature de l'intervention de l'Otan. On parlera sûrement de la Libye au G8 de Deauville et on peut même se demander, si le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, est bien sur la même longueur d'ondes que les Occidentaux dans ce dossier.

Ban Ki-moon a réitéré son appel aux autorités libyennes pour un "vrai cessez-le-feu" et des "négociations sérieuses" sur une transition politique. Il a discuté "longuement" mercredi avec le Premier ministre libyen.

Or, selon le quotidien britannique "The Independent" qui a pu en prendre connaissance, celui-ci s'apprête à envoyer un message aux dirigeants internationaux pour leur proposer un cessez-le-feu immédiat sous contrôle de l'ONU, et se déclarer prêt à de telles négociations.

Au même moment, les Russes s'en prennent à l'intensification des frappes de l'Otan ces derniers jours. Pour Moscou, il s'agit d'écarts de plus en grossiers par rapport au mandat du Conseil de sécurité de l'ONU.

Pour les dirigeants américains et britanniques le colonel Kadhafi doit partir, ce qui n'est pas explicitement mentionné par d'autres partenaires, comme par exemple l'Union Africaine.

Mercredi, le chef du gouvernement italien, Silvio Berlusconi, a démenti la mort d'un des fils de Mouammar Kadhafi, et de trois de ses enfants dans un raid de l'Otan sur Tripoli le 30 avril comme annoncé par le gouvernement libyen.

 

Marc Molitor

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