Luxleaks: l'Union européenne peine à protéger les lanceurs d'alerte

Former employee at services firm PwC Antoine Deltour (R) arrives with his lawyer William Bourdon (L) at the courthouse in Luxembourg on April 26, 2016
Former employee at services firm PwC Antoine Deltour (R) arrives with his lawyer William Bourdon (L) at the courthouse in Luxembourg on April 26, 2016 - © JOHN THYS - AFP

La Cour de cassation luxembourgeoise a annulé ce jeudi la condamnation du Français Antoine Deltour, l’un des deux lanceurs d’alerte qui avait révélé le scandale financier, Luxleaks, à partir de 2012. La décision de la justice luxembourgeoise est " un pas considérable dans la protection des lanceurs d’alerte en Europe", a commenté son avocat. L'occasion de se poser la question: Est-ce que l'Union européenne ne devrait pas se pencher sur le statut des lanceurs d'alerte ?

Une aide juridique, financière et psychologique

Cela fait cinq ans que le Parlement européen demande régulièrement à la Commission de prendre des mesures pour défendre les lanceurs d'alerte au niveau européen. 

En octobre dernier encore, une large majorité d'eurodéputés a voté une résolution avec une série de mesures pour éviter les éventuelles représailles ou pour apporter une aide juridique, financière et psychologique. Mais cette résolution est non-contraignante. Cela dit, elle remet la pression sur la Commission. Son président, Jean-Claude Juncker, a promis un texte législatif au printemps dernier, promesse confirmé à l'automne. Mais, la proposition se fait toujours attendre. Elle devrait arriver avant l'été.

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