Luxembourg: mouvement de grogne dans la construction et le bâtiment

La statue de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte sur la place Clairefontaine à Luxembourg
La statue de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte sur la place Clairefontaine à Luxembourg - © Clément Philippe (agefotostock)

Patrons et syndicats grands-ducaux n'arrivent pas à s'entendre dans le cadre du renouvellement de la convention collective: le patronat du secteur de la construction et du bâtiment souhaite augmenter le temps de travail hebdomadaire entre avril et octobre et passer d'un maximum de 48 heures semaine à 52 heures.

Les syndicats s'y opposent et ils vont le faire savoir, d'une manière un peu particulière.

Pour dire non à toute augmentation du temps de travail,  l'OGBL, syndicat socialiste, et le LCGB, syndicat chrétien, organisent non pas une manifestation en rue ou une grève mais ce qu'ils appellent un rassemblement de protestation, dans un centre culturel, à 19 h. Marcel Remacle, délégué OGBL: "on invite tous les salariés, frontaliers, luxembourgeois, qu'ils viennent nous rejoindre à la réunion de protestation pour bien montrer au patronat que nous on n'est pas d'accord pour faire 52 heures.".

Il s'agit là d'une première manifestation du ras-le-bol des salariés. Si le patronat ne revoit pas sa position, les négociations auraient échoué, et là on passera à l'étape supérieure: "Nous on va aller jusqu'à la conciliation, on va introduire le dossier en conciliation."

C'est en effet un article du code du travail au Grand-Duché: avant de pouvoir engager une action de grève, une procédure de conciliation doit être respectée et c'est l'Office national de conciliation qui serait saisi. A ce niveau, en cas de blocage le conflit social pourrait alors s'envenimer. "Si on n'a pas d'accord à la conciliation, on ira jusqu'à la grève au Luxembourg." Ce qui reste exceptionnel dans ce pays.

Anne Lemaire

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