Londres met le paquet sur la sécurité pour les Jeux Olympiques

Londres met le paquet sur la sécurité pour les Jeux Olympiques
Londres met le paquet sur la sécurité pour les Jeux Olympiques - © ANDREW COWIE (AFP)

À moins de deux semaines de l’ouverture des Jeux Olympiques, il est de plus en plus question de la sécurité de cet événement. L'armée britannique va déployer davantage de militaires que prévu pendant les JO, une décision adoptée dans l’urgence par les autorités britanniques, alors qu’une compagnie privée de sécurité n’est pas en mesure de remplir ses engagements.

Alors que l’Europe du Nord, dont la Belgique, se plaint d’un été pourri, les JO de Londres pourraient n'avoir "d'été" que le nom. Le comité d'organisation a commandé en catastrophe 250 000 ponchos pour protéger les spectateurs en cas de pluie. Seuls trois quarts des 80 000 sièges du stade olympique sont abrités.

La sécurité est l’une des préoccupations majeures des JO de Londres. Une compagnie privée de sécurité a reconnu, mercredi, qu'elle ne serait pas en mesure de fournir à temps un nombre suffisant de gardiens de sécurité pour les Jeux Olympiques. La cérémonie d’ouverture se déroulera le 27 juillet prochain.

Cette déclaration a poussé les autorités britanniques à mettre à sa disposition 3500 militaires supplémentaires, afin de protéger les installations olympiques de Londres. Le nombre total de militaires présents pour l’événement sportif dépasse largement le nombre de soldats britanniques déployés en Afghanistan.

Plus de 40 000 hommes, militaires et civils, seront mobilisés pendant les JO de Londres. Un impressionnant dispositif de renseignements sera également présent, pour veiller sur les sites olympiques, les athlètes et les millions de visiteurs.

De plus en plus de Londoniens sont agacés par les mesures de sécurité drastiques adoptées pour les Jeux. A titre d’exemple, un juge britannique vient d’autorisé l'installation d'une batterie de missiles sur une tour d'habitations de l'Est londonien. La justice a ainsi rejeté la requête des habitants de l'immeuble qui contestaient cette installation pendant les JO.

Nicolas Willems