"Lockdown parties" et soirées coronavirus : quelles amendes dans les autres pays d'Europe ?

"Lockdown parties" et soirées coronavirus : quelles amendes dans les autres pays d'Europe ?
"Lockdown parties" et soirées coronavirus : quelles amendes dans les autres pays d'Europe ? - © INFOGRAPHIE CLAIRE PINEUX / RTBF

Les amendes liées à l’organisation de soirée illégales sont-elles plus lourdes chez nos voisins européens ? Oui, dans certains pays.

Organiser ou participer à une "lockdown party", une soirée clandestine en période Covid, est interdit. Cette semaine, en Belgique, le Collège des procureurs généraux a décidé de gonfler le montant des amendes pour celles et ceux qui contreviennent à cette interdiction.

L’amende de base pour les rassemblements illégaux était de 250 euros. Elle pourra désormais atteindre 750 euros pour les participants et 4000 euros pour le ou les organisateurs. "Il convient de se montrer sévère vis-à-vis de certains comportements inadmissibles", ont précisé les procureurs généraux. Plus question donc de reproduire ce qui s’est vu récemment dans le centre-ville avec l’implication d’un député européen hongrois, à Laeken ou à Virton avec l’organisation d’une partie fine.

Quid, du coup, ailleurs en Europe ? La période du nouvel an est propice à l’organisation de soirées festives. Mais cette année, le contexte a totalement changé. Quelles sanctions sont prévues, en cas d’infraction?

Grande-Bretagne

En Grande-Bretagne, le montant de l’amende peut atteindre les 10.000 livres soit environ 11.000 euros. Comme l’expliquait la BBC le mois dernier, "dans des circonstances extrêmes, vous pouvez être poursuivis et risquer une amende encore plus lourde."

Pas plus tard que mercredi, la presse britannique annonçait que deux étudiants organisateurs de soirées avaient été sanctionnés d’une amende 10.000 livres chacun. "La police du Derbyshire a été appelée par des témoins qui avaient entendu de la musique forte provenant d’un appartement le 6 décembre et a trouvé près de 70 personnes à l’intérieur", rapporte la BBC. "L’organisateur de la soirée, un étudiant de l’Université de Derby âgé de 19 ans, a été condamné à une amende. Un camarade de classe de 20 ans a été condamné à une amende après que des agents ont été appelés à son appartement de Gower Street le 13 décembre et ont trouvé plus de 30 personnes."

Les participants sont également verbalisés à hauteur de 200 livres (222 euros).

France

En France, tout rassemblement public de plus de six personnes est interdit. Organiser une soirée, dans un contexte de pandémie, n’est donc absolument pas permis.

Pourtant, celles-ci se multiplient chez nos voisins. Le week-end dernier, trois méga-soirées étaient démantelées à Marseille, Strasbourg et Nantes avec à chaque fois plusieurs centaines de personnes invitées. Y participer coûtera 135 euros à chaque contrevenant (qui peuvent être majorés jusqu’à 375 euros en cas de retard de paiement).

Les organisateurs risquent "un an de prison et 35.000 euros d’amende pour mise en danger de la vie d’autrui", rappelait lundi Franceinfo. Mais il s’agit ici d’une sanction pénale. En France, il n’y a pas encore d’amende dissuasive destinée spécifiquement aux organisateurs.

En octobre, Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, annonçait que l’amende contre ceux qui organisent "des soirées clandestines" allait "sans doute" être augmentée. Cette mesure se fait attendre.

Pays-Bas

Aux Pays-Bas, le participant à une soirée illégale risque 95 euros d’amende. Quant à l’organisateur, il risque une amende de 4000 euros. Cette sanction est applicable depuis plusieurs semaines.

Espagne

En Espagne, le montant des amendes varie en fonction des régions. Certaines autorités peuvent avoir la main très lourde à l’endroit des organisateurs et des participants. En novembre, les participants à une fête réunissant près de cent personnes l’été dernier ont écopé d’une amende de 3000 euros. L’organisateur a été sanctionné d’une amende de 126.000 euros. Des faits qui se sont produits à Zamora (Junta de Castilla y Leon).

A Madrid, un participant majeur peut se voir sanctionner d’une amende de 600 euros. Pour un organisateur, le portefeuille prend cher : jusqu’à 600.000 euros.

A Barcelone, un fêtard risque une amende de 1500 euros. En Andalousie, et en fonction de l'ampleur de la réunion festive, le participant peut se voir infliger une amende allant de 100 à 300 et l’organisateur de 60.000 à 600.000 euros.

Grand-Duché du Luxembourg

Les règles sont les suivantes chez nos voisins. Les rassemblements sont autorisés, mais pas les soirées en tant que telles. Explications. "Tout rassemblement excédant 100 personnes est interdit. Tout rassemblement de 4 et jusqu’à 10 personnes incluses est soumis à la condition que les personnes portent un masque et observent une distance minimale de 2 mètres", précisent les autorités luxembourgeoises.

"Tout rassemblement au-delà de 10 et jusqu’à 100 personnes incluses est soumis à la condition que les personnes portent un masque et se voient attribuer des places assises en observant une distance minimale de 2 mètres."

Dès lors, une soirée dansante même de moins de 100 personnes n’est pas autorisée.

En cas d’infraction, la personne risque une amende pouvant aller jusqu’à 500 euros. Les autorités ne semblent pas effectuer de distinction entre l’organisateur et le participant.

Lockdown parties en Belgique: amendes revues à la hausse (JT du 15/12/2020)

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