Licencié après avoir dessiné Trump, sale temps pour les caricaturistes aux Etats-Unis et au Canada

Dessin de Michael de Adder
Dessin de Michael de Adder - © Tous droits réservés

Il ne fait, décidément, pas bon caricaturer Donald Trump outre-Atlantique. On se souvient qu'au mois de juin, le New York Times avait décidé de ne plus publier de caricatures politiques dans son édition internationale et ce suite à un dessin jugé antisémite signé Antonio Moreira Antunes. Le dessin mettait en scène Donald Trump tenant en laisse un Benjamin Netanyahou représenté en chien. La caricature était limite. Mais la décision du New York Times a été ressentie comme une forte limitation à la liberté d'expression.


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Au Canada aussi

Cette fois-ci c'est au Canada qu'un caricaturiste s'est fait licencier après avoir dessiné Donald Trump en train de jouer au golf sans trop de soucier de cadavres de migrants se trouvant à ses pieds. Une référence à la découverte, dans le Rio Grande, des corps d'un père et de sa fille s'étant noyés en tentant de traverser le fleuve séparant le Mexique des Etats-Unis.

Rien à voir

Le dessinateur a été licencié vingt-quatre heures après la publication du dessin. Ce qui n'empêche pas le groupe canadien Brunswick News Inc. d'affirmer que le licenciement n'a rien à voir et qu'il était prévu depuis longtemps. Une explication qui ne convainc pas vraiment l'Association des caricaturistes canadiens.

Charlie qui ?

En Amérique du Nord on semble avoir tourné la page de l'émotion suscitée par le massacre de Charlie Hebdo. Face aux lobbies et aux pressions, les groupes de presse baissent la tête et préfèrent ne prendre aucun risque et ne fâcher personne. Tant pis pour la liberté d'expression et l'humour.

 

 

Au mois de juin, le New York Times avait décidé de ne plus publier de caricatures politiques dans son édition internationale

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