Libye: l'Otan aurait minimisé les pertes civiles, selon Human Rights Watch

Un immeuble détruit en Libye
Un immeuble détruit en Libye - © Matthias Toedt (archives DPA)

Retour sur les opérations aériennes de l'Otan l'année dernière en Libye: l'Alliance Atlantique est accusée d'avoir minimisé les pertes civiles lors de ses opérations. Dans un rapport publié aujourd'hui, Human Rights Watch estime que les frappes aériennes de l'Otan ont coûté la vie à 72 civils.

Human Rights Watch affirme avoir mené l'enquête la plus sérieuse à ce jour, sur les opérations lancées en 2011 par l'Otan en Libye contre les forces du colonel Kadhafi, des opérations qui ont mené à la mort de Mouammar Kadhafi, le 20 octobre dernier.

Selon le rapport de l'organisation de défense des droits de l'Homme, au moins 72 personnes ont été tuées dans des raids aériens, visant des cibles non clairement définies. L'organisation accuse l'Alliance atlantique de ne pas avoir mesuré l'ampleur des dommages "collatéraux" provoqués par ses bombardements.  

La campagne militaire de l'Otan, qui s'est déroulée de mars à octobre 2011 en Libye, avait reçu l'aval des Nations Unies. La résolution 1973 du Conseil de sécurité autorisait le recours à la force pour protéger les populations civiles.   

L'Otan estime que sa campagne de bombardements en Libye a été un succès. L'Alliance affirme avoir mené ses opérations en voulant minimiser les risques pour les civils. Pour Human Rights Watch, le soin apporté par l'Otan à minimiser les pertes a été miné par son refus d'examiner les dizaines de morts civils.

Nicolas Willems

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