"Les premiers résultats sont plutôt bons", a affirmé vendredi à quelques journalistes le général de brigade aérienne Jérôme Huret, qui commande le Centre d'Expériences aériennes militaires (CEAM) de Mont-de-Marsan (sud-ouest de la France).
Cet organisme a pour mission d'expérimenter et d'effectuer les essais opérationnels de nouveaux matériels.
Le développement de bombes inertes fait partie des quelques "crash programmes" (d'urgence opérationnelle) lancés par le CEAM depuis le début des opérations aériennes en Libye, le 19 mars dernier, a précisé le général Huret, en marge de l'exercice aérien "Tiger Meet" qui se déroule à Cambrai (nord).
Selon lui, les avions de combat français - Rafale et Mirage 200OD - ont largué "une petite dizaine" de ces engins, parfois qualifiées par erreur de "bombes en béton". Il ne s'agit toutefois que d'une "faible proportion" des armements utilisés par les avions de combat français engagés au-dessus de la Libye.
Dirigées par un kit de guidage de précision, par laser, ces bombes d'environ 250 kilos arrivent sur leur cible avec une vitesse de 300 m/s, suffisante pour détruire un blindé si elles le touchent de plein fouet, sans causer de "dommages collatéraux", du fait de l'absence d'explosif. Elles requièrent toutefois un ciblage très précis car elles sont sans effet si elles tombent à un mètre de l'objectif.
L'utilisation de ces bombes "non explosives" avait été révélée le 28 avril par l'état-major des armées.
La première frappe de ce type avait eu lieu deux jours plus tôt contre un blindé des forces de Mouammar Kadhafi dans la région de Misrata (ouest de la Libye) et l'état-major avait diffusé des images vidéo de la destruction d'un char libyen avec une bombe de ce type.
Belga