Libérée, l'étudiante française arrêtée en Turquie porte plainte

Lorraine Klein, la jeune étudiante française arrêtée à Istanbul, vient d'être relâchée
Lorraine Klein, la jeune étudiante française arrêtée à Istanbul, vient d'être relâchée - © RTBF

Après un peu plus de quatre jours de détention dans un centre pour étrangers, Lorraine Klein a été libérée ce samedi midi sans aucune sanction. La jeune Française, étudiante en journalisme et Erasmus à l'université de Galatasaray à Istanbul, avait été arrêtée dans la nuit de lundi à mardi. Elle raconte son arrestation mouvementée, la tension palpable dans les quartiers d'Istanbul et porte plainte sans grands espoirs.

"Nous (Lorraine Klein a été libérée en même temps qu'une autre Française, Céline Rousseau arrêtée au même endroit, NDLR) avons été acquittées sans amende et sommes libres de rester jusqu'à ce que notre permis de séjour expire." C'est le soulagement pour cette jeune étudiante française, qui sort tout juste d'un peu plus de quatre jours de détention après une arrestation musclée.

"Avec toutes les personnes qui comme moi ont été victimes de violence policière, nous avons déposé plainte devant le procureur. Mais je ne sais pas ce que cela va donner, car de toute façon les policiers n'étaient pas identifiables à cause de leurs masques à gaz."

Si Lorraine Klein n'est pas très confiante quand à l'aboutissement de cette plainte, elle est résolue à raconter ce qu'elle a vécu. "Je veux notamment parler du centre de détention des étrangers, et du traitement que certaines personnes y ont subi et y subissent encore." La jeune étudiante s'estime privilégiée, étant donné le soutien qu'elle a reçu, mais ajoute que "certains détenus sont là depuis beaucoup plus longtemps, sans savoir réellement pourquoi ou quand ils sortiront."

Au début de sa détention, les autorités turques parlaient de l'expulser vers la France alors que, selon ses amis, elle n'avait fait que prendre des photos de la manifestation.

Lorraine Klein revient sur ce moment et affirme que sur la place Taksim, "l'ambiance était plutôt festive". Alors qu'elle assistait à la mise en place de "réseaux de solidarité" (des volontaires qui nettoyaient les rues ou distribuaient de la nourriture) des rumeurs ont commencé à circuler sur la présence de policiers dans des rues adjacentes. "J'ai décidé d'aller voir", explique la jeune Française.

Elle s'est alors retrouvée face aux policiers, au milieu d'autres manifestants. Air saturé de gaz, coups, violence gratuite, écoutez-la revenir sur son arrestation musclée.

G. Renier

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