Libération des lycéennes au Nigéria: pas encore d'accord avec Boko Haram

Lycéennes enlevées: les autorités nigérianes annoncent un accord avec Boko Haram pour leur libération
Lycéennes enlevées: les autorités nigérianes annoncent un accord avec Boko Haram pour leur libération - © PIUS UTOMI EKPEI - BELGAIMAGE

Le porte-parole des services de sécurité nigérians a affirmé vendredi qu'aucun accord n'avait encore été conclu avec le groupe islamiste armé Boko Haram pour la libération de 200 lycéennes, contrairement à ce qu'avait annoncé la présidence nigériane.

Interrogé pour savoir si un accord avait été finalisé pour la libération de plus de 200 lycéennes enlevées mi-avril, le responsable du Centre national d'information a répondu: "Non. Cet aspect n'a pas encore abouti mais nous nous en rapprochons de plus en plus".

Le premier secrétaire de la présidence nigériane, Hassan Tukur, a affirmé un peu plus tôt à l'AFP qu'un accord avait été conclu avec Boko Haram pour un cessez-le-feu et la libération des lycéennes. "Ils ont accepté de libérer les jeunes filles de Chibok", a-t-il ajouté, faisant référence aux 219 adolescentes toujours portées disparues depuis leur enlèvement le 14 avril dernier dans leur lycée de Chibok, dans le nord-est du Nigeria.

Les différents services du gouvernement nigérian ont déjà par le passé diffusé des déclarations contradictoires sur des événements de première importance.

Vendredi soir, la présidence, l'armée et Mike Omeri s'entendaient toutefois sur le fait qu'un accord de cessez-le-feu avait bien été atteint.

En avril 2014, le groupe islamiste radical Boko Haram avait enlevé plus de 200 jeunes filles lors de l'attaque d'un lycée à Chibok. Au total, 276 adolescentes âgées de 12 à 17 ans ont été kidnappées dans leur dortoir par des hommes armés et emmenées dans l'épaisse forêt de Sambisa, à bord de camions. Plusieurs dizaines d'entre elles ont réussi à échapper à leurs ravisseurs dans les heures et les jours qui ont suivi, mais 219 jeunes filles étaient toujours portées disparues.

Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, a revendiqué cet enlèvement dans un vidéo obtenue par l'AFP le 5 mai, menaçant même de marier les captives de force et de les traiter en esclaves. Fin septembre, l'armée nigériane avait annoncé la mort du leader islamiste.

RTBF

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