Liban : les premiers passagers en provenance de Beyrouth de retour en Belgique

Ce lundi matin, un vol en provenance du Liban a atterri à Brussels Airport pour la première fois depuis la double explosion meurtrière du le 4 août dans la zone du port de Beyrouth.

Parmi les passagers du vol ME 215 de Middle East Airlines, de nombreux blessés, dont les 4 membres du personnel de l’ambassade belge, touchés lors de l’explosion.

Tous les témoignages relatent la violence de l’explosion. Ann Weltjens, blessée par des éclats de verre, travaille à l’ambassade de Belgique à Beyrouth. Elle est assez fataliste, et souligne le chaos engendré par la catastrophe : "On vient d’être évacués. Nous étions à la maison, on a tout vécu en direct, nous avons tout perdu. Nous avons des morceaux de verre dans les jambes et les pieds. Nous avons été dans 4 ou 5 hôpitaux, mais ils étaient remplis ou détruits. C’est mon employeur qui a trouvé un médecin, qui est venu me mettre des points de suture à domicile".

Soufflés même à 1 kilomètre de l’explosion

Ce couple se trouvait à 1 kilomètre de l’explosion. Le mari, Tim Pauwels, est attaché à l’ambassade et fait partie des blessés : "On a entendu une première explosion, je suis venu voir à la fenêtre, qui a explosé avec le souffle de la seconde explosion, nous nous sommes retrouvés au sol. Beaucoup de gens sont morts parce qu’ils ont reçu des débris de verre. Nous avons eu beaucoup de chance, vivre ou mourir dépendait de l’endroit où nous nous trouvions dans l’appartement".

Le sentiment d’avoir abandonné le Liban

Cette jeune maman exprime sa tristesse d’avoir dû quitter le pays, et attend beaucoup de l’aide internationale : "C’est un déchirement. J’ai l’impression d’avoir abandonné le Liban, mais je devais revenir pour la sécurité de mon bébé. La majorité des gens sont encore sous le choc, et il faut que le Liban soit aidé. C’est une catastrophe, les gens ont faim, n’ont plus de maison".

Le vol repartait ensuite vers Beyrouth, presque vide. Parmi les passagers, cet homme, qui a de la famille au Liban, est très amer : "Je ne sais pas où va ce pays, c’est l’inconnue, j’espère de gros changements. La corruption gangrène le pays, malgré la volonté des Libanais, qui reconstruisent chaque fois le pays".


►►► À lire aussi : Liban : après ceux de l'Information et de l'Environnement, la ministre de la Justice démissionne à son tour


La double explosion de mardi dernier, due au stockage sans précaution de nitrate d’ammonium, a ravagé la zone portuaire de Beyrouth et les quartiers alentour, faisant au moins 154 morts et 5000 blessés.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK