Liaisons aériennes suspendues, frontières fermées : voyager devient de plus en plus compliqué

On appelle parfois la Terre la planète bleue. Avec la pandémie de coronavirus, le bleu cède de plus en plus sa place au rouge. Rouge comme l’interdiction de voyager d’un pays vers l’autre, surtout si ce voyage n’est pas essentiel. Mais même lorsque c’est le cas, cela se complique de plus en plus. Les uns après les autres, en ordre tout aussi dispersé qu’au moment de l’apparition de la pandémie, certains pays referment en effet leurs frontières en interdisant les vols à partir de certains autres. La liste de ces liaisons aériennes suspendues s’allonge de jour en jour, ce qui rend plus complexe encore une situation qui n’était déjà pas simple…

Le dernier exemple en date est celui du Portugal, qui vient d’annoncer l’interruption totale des vols vers et en provenance du Royaume-Uni, une mesure qui entrera en vigueur ce samedi 23 janvier. Selon le gouvernement portugais l’objectif est de "réduire le risque de contagion par le nouveau variant britannique". Il faut savoir que le gouvernement britannique avait pris la mesure inverse depuis une semaine déjà, en fermant ses frontières non seulement aux citoyens portugais mais aussi à tout ressortissant d’un continent sud-américain, une mesure justifiée par l’apparition d’un nouveau variant du coronavirus découvert au… Brésil.

La crainte des passagers venant du Brésil

Le Brésil est aussi dans le collimateur des autorités italiennes, qui ont d’une part interdit depuis une semaine tous les vols en provenance de ce pays et d’autre part ont décidé de refuser aussi l’entrée sur le territoire italien de toute personne ayant séjourné au Brésil au cours des 14 jours précédents.

Aux Pays-Bas, les autorités ont décidé de bannir les vols venant de Grande-Bretagne, d’Afrique du Sud et d’Amérique du Sud. Quant à la Chine, qui interdit l’accès à son territoire depuis le mois de novembre aux citoyens belges, britanniques, indiens et philippins alors qu’un double test de dépistage est nécessaire pour les Français, les Allemands, les Canadiens ou les Américains, elle vient d’annoncer la suspension, pour les deux prochaines semaines, des vols d’Air France entre Paris et Tianjin, près de Pékin.

Au Danemark, où il faut présenter un test négatif de moins de 24 heures à la descente de l’avion, les autorités ont fait part de soupçons sur la régularité des tests pratiqués à Dubaï ; le gouvernement danois vient de suspendre pour au moins cinq jours les vols en provenance des Emirats arabes unis.

De nouvelles quarantaines sur le continent nord-américain

Le Canada est l’un des pays qui applique les restrictions les plus sévères au monde : depuis le mois de mars 2020, tout voyageur arrivant depuis l’étranger sur le sol canadien est soumis à une quarantaine obligatoire de 14 jours, et cela vaut aussi pour les citoyens canadiens. Depuis le début de cette année, les autorités canadiennes ont ajouté l’obligation de présenter un test négatif datant de moins de trois jours avant de pouvoir embarquer dans l’avion. A cela s’ajoute la fermeture de la frontière entre le Canada et les Etats-Unis, décidée en mars et toujours en vigueur. Seuls sont autorisés le commerce des biens et marchandises et les voyages considérés comme essentiels.

Du côté des Etats-Unis, le nouveau président a signé un décret pour rendre obligatoire une quarantaine de 7 jours pour tout voyageur entrant sur le territoire américain. Son entrée en vigueur n’a pas encore été précisée.

Vacciné ? Bienvenue en Roumanie

C’est le tout premier pays européen à le faire : les voyageurs ayant reçu depuis au moins dix jours leur deuxième dose de vaccin seront exemptés de quarantaine. Si d’autre pays décident de suivre l’exemple roumain, cela deviendra peut-être un argument supplémentaire pour convaincre les réticents au vaccin…

Plus que jamais, se renseigner

Que ce soit pour une destination européenne ou non, prendre tous les renseignements même après avoir réservé son billet est devenu impératif. De nombreuses compagnies aériennes n’ont en effet d’autre choix que de supprimer des vols. C’est le cas de Brussels Airlines, qui en février et mars prochains va en supprimer 900 parmi ses vols européens. Une décision justifiée par le nombre peu élevé de billets réservés ou par le nombre de plus en plus élevé d’annulations. Certaines destinations touristiques telles que Barcelone, Prague, Rome ou encore Vienne vont tout simplement disparaître – momentanément – de l’offre. Les chiffres sont impressionnants : la compagnie belge assurera en février 2021 7% du nombre de vols effectués en février 2019, et 12% en mars. Les passagers dont les vols ont été annulés en seront informés, ils auront la possibilité d’en réserver un nouveau ou bien de demander un remboursement.

 

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