Les troubles liés à la rébellion dans l'est du Congo: chronologie

Les troubles liés à la rébellion dans l'est du Congo: chronologie
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Voici un rappel des troubles dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), région chroniquement instable mais en proie à une nouvelle rébellion depuis fin avril.

La rébellion est essentiellement formée d'anciens membres du Congrès national pour la Défense du Peuple (CNDP, un groupe composé de militaires tutsis), qui, après avoir intégré l'armée dans le cadre d'un accord de paix avec Kinshasa signé le 23 mars 2009, se sont mutinés et combattent depuis l'armée au Kivu, frontalier du Rwanda et de l'Ouganda.

2012:

- 29 avril: début d'affrontements dans le Nord-Kivu entre l'armée loyaliste (Forces armées de la République démocratique du Congo, FARDC) et des soldats ex-membres du CNDP, dans le territoire de Masisi.

Début avril, plus d'une dizaine d'officiers supérieurs, ex-membres du CNDP, ont quitté les rangs avec quelques centaines d'hommes dans le Nord et le Sud-Kivu. Ces officiers sont des proches du général Bosco Ntaganda, intégrés comme lui dans l'armée en 2009. Ntaganda est recherché depuis 2006 par la Cour pénale internationale (CPI).

- 6 mai: création du Mouvement du 23 mars (M23), composé des mutins ex-membres du CNDP et dirigé par le colonel Sultani Makenga, ancien numéro 3 du CNDP. Le M23 réclame la mise en oeuvre des accords de mars 2009. Ntaganda et Makenga dirigent la mutinerie, selon Kinshasa.

- 6 juillet: la localité de Bunagana, important poste-frontière avec l'Ouganda, tombe aux mains du M23 après des combats, au cours desquels un Casque bleu indien de la Mission de l'ONU (Monusco) est tué.

- 25 juillet: les FARDC, avec l'aide de blindés et d'hélicoptères d'attaque, reprennent plusieurs villages au nord de Kibumba et Rugari d'où elles avaient été chassées lors d'une offensive du M23 la veille.

- 31 août: le Rwanda annonce retirer environ 280 de ses soldats engagés dans des opérations conjointes de pacification avec l'armée congolaise.

- 19 octobre: le Conseil de sécurité de l'ONU exprime son "soutien sans réserve" aux experts qui accusent le Rwanda et l'Ouganda d'armer le M23 et menace implicitement de prendre des sanctions contre de hauts responsables à Kigali et Kampala.

- 13 novembre: Les Etats-Unis et l'ONU prennent des sanctions contre le chef du M23, Sultani Makenga.

- 15 novembre: les combats entre la rébellion du M23 et l'armée de RDC reprennent près de Goma après une trêve de trois mois, faisant selon Kinshasa 150 morts du côté des rebelles, qui démentent de telles pertes.

- 17 novembre: l'ONU demande l'arrêt de l'avance de la rébellion vers Goma et que "tout soutien extérieur et toute fourniture d'équipement au M23 cessent immédiatement".

- 17-18 novembre: les rebelles mènent une importante offensive jusqu'aux portes de Goma, provoquant la fuite de chefs militaires et civils, ainsi que l'exode de réfugiés d'un camp voisin. Ils arrêtent leur progression à Munigi, à 5 km du centre-ville mais menacent de "prendre" la ville s'ils sont attaqués par l'armée. Des hélicoptères de combat MI-24 ukrainiens de la Monusco qui appuient l'armée gouvernementale tirent des roquettes et obus pour tenter d'endiguer l'avancée rebelle vers l'aéroport de Goma.

- 19 novembre: le M23 annonce qu'il "exige" du gouvernement dans un délai de 24 heures l'annonce de "l'ouverture de négociations politiques directes" et "la démilitarisation totale de la ville et de l'aéroport de Goma". Le gouvernement "ne négociera pas" avec les rebelles, dit son porte-parole.


Belga

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