Les Russes jugent la politique d'asile belge "super libérale"

En 2008, les Russes ont représenté quelque 13% des 12.252 demandes d'asile introduites en Belgique, soit le premier groupe national, devant les Irakiens (8%) et les Afghans (7%).

Les ressortissants russes furent aussi les plus nombreux à se voir octroyer le statut de réfugié en Belgique, soit 332 personnes sur un total de 2.143.

Pour l'ambassadeur russe auprès de la Belgique, ce fort contingent de réfugiés est en réalité composé de ressortissants du Caucase du Nord, et plus particulièrement des Tchétchènes.

"Nous faisons ici face à un paradoxe car la tendance en Tchétchénie est à la normalisation, et en même temps il y a un afflux de réfugiés prétendument victimes de représailles", a noté lundi M. Loukov lors d'une conférence de presse à Bruxelles.

"Ce ne sont en fait que de banals réfugiés économiques (...) déguisés en réfugiés politiques!", a ajouté le diplomate. "Il y a abus de (la) législation (belge) super libérale en matière d'asile".

Pour étayer son argumentation, M. Loukov a indiqué que beaucoup de ces réfugiés cherchaient par la suite à retourner en Russie ou à obtenir la nationalité russe pour leurs enfants.

Quelque 390 personnes seraient ainsi retournées dans le Caucase du Nord en 2008, contre 175 l'année précédente.

Selon l'ambassadeur, les "mythes des représailles (subies par les Tchétchènes, ndlr) sont aujourd'hui de plus en plus évidents". "La partie belge devrait en tirer les conclusions...", a-t-il encore glissé.

 

(Belga)

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