Les réseaux sociaux chinois boycottent plusieurs marques de textiles

Plusieurs marques de prêt à porter font l'objet d'une vague d'appels à boycott sur les réseaux sociaux tels que Weibo, le Facebook chinois. Des personnalités, influenceurs, artistes ou de simple citoyens rivalisent de commentaires acerbes à l'égard de ceux qui, par le passé, ont émis des communiqués affirmant leur préoccupation au sujet du coton produit dans la vallée du Xinjiang. Une inquiétude liée à la présence dans cette région de camps de travail dans lesquels des membres de la minorité musulmane des Ouïghours seraient détenus. 

H&M d'abord, Nike, Adidas, Uniqlo, Converse et Calvin Klein ensuite

La firme suédoise H&M a été la première à vois ses produits quitter les pages des principaux sites de vente en ligne. Elle a été rapidement suivie par l'américain Nike, l'allemand Adidas ou le japonais Uniqlo. Les boutiques physiques, quant à elles, restent ouvertes. Leurs point commun, avoir appelé par voie de communiqué, de boycotter le coton de la vallée du Xinjiang. Cette vallée rassemble pas moins d'un cinquième de la production mondiale. Ces firmes s'étaient appuyées sur des études publiées par des instituts américains et australiens qui visaient à établir que la vallée était parsemée de camps de travail dans lesquels les Ouïghours étaient détenus. Le Xinjiang a connu des vagues d'attentats perpétrés par des terroristes islamistes et séparatistes et fait l'objet depuis lors d'une surveillance policière importante. La Chine a cependant démenti l'existence de ces camps d'internement et parle, quant à elle, de camps de formation destinés à fournir un emploi aux Ouïghours et ainsi les maintenir éloignés du radicalisme. 

Boycotts suivant sanctions

Cette vague de boycotts fait suite à l'annonce par l'Union européenne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et le Canada de sanctions contre la Chine concernant le traitement des Ouïghours.  Pékin a réagi officiellement en sanctionnant à son tour des personnalités et des organismes européens. Le ministère des affaire étrangères chinois, interrogé sur la vague de boycotts, a démenti en être à la source. Elle qualifie le mouvement de sentiments patriotiques spontanés. 

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK