Les relations entre l'Europe et les Etats-Unis ont-elles encore un avenir ?

King Philippe - Filip of Belgium, US President Donald Trump, President of France Emmanuel Macron, Chancellor of Germany Angela Merkel and Belgian Prime Minister Charles Michel pictured during the unveiling ceremony of the new headquarters of NATO
King Philippe - Filip of Belgium, US President Donald Trump, President of France Emmanuel Macron, Chancellor of Germany Angela Merkel and Belgian Prime Minister Charles Michel pictured during the unveiling ceremony of the new headquarters of NATO - © BENOIT DOPPAGNE - BELGA

Roberto De Primis, chercheur à l'Université du Québec et spécialiste des États-Unis, est l'invité de La Semaine de l'Europe sur La Première. Il revient sur les relations tendues entre les Etats-Unis et l'Union européenne. Des Européens qui tentent de recoller les morceaux de l'accord sur le nucléaire iranien, déchiré par Donald Trump la semaine dernière. Pour Roberto, l'Union européenne doit jouer "un rôle de pare-feux pour protéger les intérêts commerciaux de ses entreprises". 

Nucléaire iranien: un casse-tête politico-commercial

La Commission européenne estime avoir trouvé la parade aux menaces de sanctions américaines sur l'accord iranien. Ils ont ressorti des tiroirs la "Loi de blocage", un règlement européen qui date de 1976 censé permettre de contourner l'embargo imposé par les Etats-Unis sur Cuba. Pour le chercheur à l'Université du Québec, l'Europe doit effectivement protéger ses intérêts: 

"Je crois que si l'Union ne protège pas les intérêts des entreprises européennes, elles ne lui feront plus confiance. A ce moment-là, on pourrait passer par une diplomatie parallèle. Si l'Union européenne ne fait pas le poids face aux américains et, s'il y a des menaces, des entreprises comme Siemens, Total, vont préférer le marché américain que de faire un pari dans un nouvel eldorado qu'est l'Iran."

Bras de fer sur l'acier européen 

Il existe une autre pomme de discorde entre américains et européens. Les exportations d'acier et d'aluminium vers les Etats Unis pourraient se voir surtaxer par l'administration américaine. Jusqu'à présent les Européens ont réussi à repousser l'échéance jusqu'au 1er juin. Selon Roberto De Primis, c'est la politique intérieure américaine qui guide la politique extérieure menée par Donald Trump. 

"La tactique du président américain c'est de mettre les gens dos au mur, d'essayer de les menacer. Mais, c'est un président amoindri avec une popularité très basse. Des élections vont arriver dans six mois. S'il perd la Chambre, une procédure de destitution pour être lancée. Donald Trump doit donc revenir avec un ensemble de mesures obtenues auprès des Européens et des Chinois pour les présenter à son électorat.

Découvrez l’intégralité de l’interview de Roberto De Primis ce vendredi à 19h10 sur La Première. 

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