Les réfugiés d'un camp australien souffrent de la faim

Photo fournie le 31 octobre 2017 par le sénateur australien Nick McKim de réfugiés d'un camp de transition sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, refusant de quitter les lieux le jour prévu de sa fermeture
2 images
Photo fournie le 31 octobre 2017 par le sénateur australien Nick McKim de réfugiés d'un camp de transition sur l'île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, refusant de quitter les lieux le jour prévu de sa fermeture - © Handout

Les réfugiés barricadés dans un camp de rétention australien fermé sur une île de Papouasie-Nouvelle-Guinée, où ils affrontent une chaleur extrême et manquent de vivres, ont fait part vendredi de leur "détresse" et de leur mal-être psychologique.

Le camp de l'île de Manus, dans le Pacifique, ouvert par l'Australie pour détenir et traiter les dossiers de demandeurs d'asile, a été officiellement fermé mardi, ayant été jugé anticonstitutionnel par la Cour suprême de Papouasie.

Mais environ 600 hommes s'y sont barricadés alors même que l'eau et l'électricité ont été coupés et que les vivres s'y font de plus en plus rares. Les migrants ont été priés de se rendre dans des centres de "transition". Mais ils disent craindre pour leur sécurité alors que certains habitants se montrent hostiles à leur endroit, selon leurs défenseurs.

Aucun boat people

Les détenus ont réussi à recueillir de l'eau dans des poubelles jeudi grâce à de fortes pluies, a-t-il expliqué à l'AFP.

La politique d'immigration extrêmement dure de l'Australie revient pour les défenseurs des droits de l'Homme à condamner les migrants à la détention indéfinie sur des îles reculées du Pacifique. Canberra n'accepte aucun boat-people sur son sol, même ceux qui remplissent les critères du droit d'asile. Le gouvernement assure qu'il a évité ainsi de nombreuses noyades.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK