Les policiers bloquent 150 extrémistes juifs avant le mur des Lamentations

Les policiers bloquent 150 extrémistes juifs avant le mur des Lamentations
Les policiers bloquent 150 extrémistes juifs avant le mur des Lamentations - © GALI TIBBON - BELGAIMAGE

Environ 150 extrémistes juifs ont marché jeudi soir à Jérusalem pour réclamer le droit de prier sur l'esplanade des Mosquées mais ont été bloqués par les policiers avant même d'arriver au mur des Lamentations, en contrebas de l'esplanade, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les extrémistes avaient appelé à marcher "jusqu'aux portes du mont du Temple", le nom donné par les juifs à l'esplanade des Mosquées, faisant redouter une nouvelle flambée de violences après celles que les mêmes extrémistes avaient provoquées la veille.

Le cortège, composé majoritairement de jeunes religieux, n'avait quasiment aucune chance que la police le laisse approcher du site ultra-sensible de l'esplanade.

Avant même de se mettre en branle, le cortège s'était résigné à arrêter son parcours au mur des Lamentations. Mais les policiers ne l'ont même pas laissé aller jusque là et l'ont bloqué au poste contrôlant l'accès au mur des Lamentations. Les manifestants se sont résolus à prier là.

Sous les drapeaux israéliens et les bannières frappées de l'emblème du Temple, les manifestants étaient partis en musique du centre Menachem Begin. C'est là que Yehuda Glick, une des figures de la revendication pour le droit de prier sur l'esplanade des Mosquées, a été très gravement blessé par balles la semaine passée. Son agresseur palestinien présumé a été abattu le lendemain par les policiers.

Plusieurs manifestants ont exprimé leur détermination à ne pas se laisser intimider. Mais la marche les a conduits à travers le quartier juif de la Vieille ville, où les risques de confrontation avec les Palestiniens étaient considérablement moindres.

"Le peuple juif est lié au mont du Temple", a lancé l'ancien député Michael Ben Ari, "pourquoi nos ancêtres priaient-ils ? Pour les bars de Tel-Aviv, pour la promenade de Haïfa ? Ils priaient pour revenir sur le mont du Temple".

L'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam. Elle est également vénérée par les juifs comme le site du second Temple juif détruit par les Romains en l'an 70 et dont l'unique vestige est le mur des Lamentations. Les plus ultras dressent des plans pour le reconstruire.

De telles revendications indignent les musulmans et sont un facteur important des tensions auxquelles Jérusalem-Est est en proie depuis quelques mois.

"Nous voulons que le Temple soit le plus haut point de notre pays", a dit lors de la manifestation le rabbin Yisrael Ariel, chef de l'Institut du Temple. "On nie l'Holocauste, l'Holocauste qui a commencé avec la profanation du second Temple".


Belga

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