Les pêcheurs européens s'inquiètent des parcs éoliens offshore

Les associations de pêcheurs de sept pays européens ont exprimé via une lettre au Parlement européen leur inquiétude quant au développement de parcs éoliens offshore en mer du Nord et dans les eaux attenantes. Le secteur s’inquiète des conséquences potentielles pour leur activité.

Selon le groupe de pêcheurs de France, des Pays-Bas, d’Allemagne, de Suède, du Portugal et de Belgique, la compensation par la création de réserves marines n’est pas suffisante pour éviter les dommages à l’environnement et à la faune, de laquelle dépend leur activité. Ils s’inquiètent des effets potentiels du bruit des éoliennes sur les animaux, de ceux du placement de câbles sous-marins sur les mouvements de migration, etc.

Les pêcheurs demandent un arrêt des constructions prévues, et davantage d’études sur les conséquences de l’installation d’éoliennes en mer sur l’environnement et les populations d’animaux qui y vivent.


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Actuellement, six parcs éoliens sont actifs dans la partie belge de la mer du Nord, et trois autres en cours de construction.

L’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique est chargé de coordonner le suivi des effets de l’installation d’éoliennes sur l’écosystème marin. Il y a quelques mois, un rapport analysant une décennie de surveillance (2008-2018), publié par l’institut, a observé qu’il n’y avait eu que peu de changement pour les pêcheurs dans ces eaux belges. Même s’ils ne peuvent pêcher dans la zone même des parcs éoliens actifs, les pêcheurs belges et néerlandais ont eu des taux de capture de sole et de plie comparables ou même parfois plus élevés à proximité des parcs éoliens que dans l’ensemble de la zone, exposait ce rapport.

"Y a pas école, on révise" proposait une petite capsule explicative sur le fonctionnement des éoliennes, en juin dernier:

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