Les Palestiniens prêts à des négociations directes avec Israël

Palestinien près d'une fresque murale contre l'annexion de la Cisjordanie à Bardala (vallée du Jourdain) le 27 juin 2020
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Palestinien près d'une fresque murale contre l'annexion de la Cisjordanie à Bardala (vallée du Jourdain) le 27 juin 2020 - © JAAFAR ASHTIYEH - AFP

Les Palestiniens sont prêts à relancer des négociations directes avec les Israéliens et à des modifications mineures de frontières, selon une contre-proposition au plan américain pour le Proche-Orient consultée lundi par l'AFP.

Le Premier ministre palestinien Mohammed Shtayyeh avait dévoilé début juin l'existence d'une proposition palestinienne - mais sans donner beaucoup de détails - pour contrer le plan de l'administration Trump, qui prévoit l'annexion par Israël de pans de la Cisjordanie et la création d'un Etat palestinien démilitarisé sur un territoire morcelé et sans Jérusalem-Est pour capitale.


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Salué par l'Etat hébreu, qui doit se prononcer à partir de mercredi sur sa mise en oeuvre, le plan a été rejeté en bloc par les Palestiniens. Dans un texte remis au Quartette (Union européenne, ONU, Russie et Etats-Unis), les Palestiniens se disent "prêts à reprendre les négociations bilatérales directes là où elles se sont arrêtées". "Personne n'a autant intérêt que les Palestiniens à parvenir à un accord de paix et personne n'a autant à perdre que les Palestiniens de l'absence de paix", est-il écrit dans ce texte de quatre pages dont l'AFP a obtenu une copie. "Nous sommes prêts à avoir notre Etat avec un nombre d'armes limité et une force de police puissante pour faire respecter la loi et l'ordre. Nous sommes prêts à accepter la présence d'une tierce partie mandatée par (l'ONU) pour (...) s'assurer du respect de l'accord de paix concernant la sécurité et les frontières", indique aussi l'Autorité palestinienne, mentionnant l'Otan pour "mener des forces internationales".

Le texte propose en outre des "modifications mineures des frontières qui auront fait l'objet d'un accord mutuel, sur la base des frontières du 4 juin 1967", date à partir de laquelle Israël a commencé à occuper la Cisjordanie. Lorsqu'il avait dévoilé la contre-proposition le 9 juin, Mohammed Shtayyeh avait précisé que le transfert de territoires se ferait d'"égal à égal" en termes de "taille et valeur". Sur la question du statut de Jérusalem, l'une des pierres d'achoppement du conflit israélo-palestinien, les Palestiniens répètent leur volonté de faire de la partie orientale de la ville, occupée et annexée par Israël, la capitale de l'Etat auquel ils aspirent. "Si Israël déclare l'annexion sur n'importe quelle partie du territoire palestinien, cela signifiera nécessairement l'annulation de tous les accords signés", avertit en conclusion le document. Outre ses colonies, l'Etat hébreu souhaite annexer la vallée du Jourdain, plaine agricole comptant pour 30% de la Cisjordanie. Plus de 2,8 millions de Palestiniens vivent en Cisjordanie, où habitent quelque 450.000 Israéliens dans des colonies jugées illégales par le droit international.

Manifestation contre l'annexion de territoires palestiniens par Israël à Khan Younès (Gaza), le 26 juin

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