Les ministres UE des Transports soutiennent les "voies rapides" pour les marchandises

Les ministres européens des Transports se sont tous engagés mercredi à soutenir la mise en place à travers les frontières internes de l’UE de "green lanes" ou corridors prioritaires pour permettre au secteur du transport de marchandises de faire son boulot malgré les restrictions aux frontières qu’ont réinstaurées de nombreux Etats membres.

C’est la Commission qui avait, la première, mis en avant la nécessité d’assurer la circulation des biens à travers le marché unique, certainement quand il s’agit de nourriture, de médicaments ou d’équipements pour les soins de santé comme les fameux masques dont on craint une pénurie.


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Confrontée aux Etats membres qui, les uns après les autres, ont rétabli des frontières avec contrôles au sein de l’espace Schengen, elle s’était empressée de publier des "lignes directrices" lundi, et sa présidente a martelé qu’il était crucial de maintenir un marché unique fonctionnel, surtout pour les biens essentiels.

D’où la proposition de veiller constamment à la libre circulation des travailleurs des transports, et de la création de voies "vertes" ou rapides qui permettraient par exemple aux poids lourds de franchir les frontières internes malgré tout.


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Ces propositions ont été accueillies positivement mercredi lors d’une réunion virtuelle informelle des ministres des Transports des 27, avec des représentants de la Commission, si l’on en croit la présidence croate du Conseil. Il a été admis qu’il faut "travailler étroitement ensemble pour minimiser les perturbations du trafic, surtout pour les marchandises essentielles".

Des "points de contact nationaux pour une coordination renforcée" vont être créés, ajoute la commissaire compétente Adina Valean.

L’eurodéputée belge Petra De Sutter (Groen, Verts/ALE), présidente de la commission parlementaire du marché intérieur et de la protection des consommateurs, a rapidement salué l’engagement des Etats membres : "Mettre en place ce qu’on appelle les corridors prioritaires – en particulier pour les équipements médicaux et de protection – est d’une importance capitale pour les jours et les semaines à venir […] La fermeture complète des frontières peut apparaître comme la manière la plus sûre de protéger nos citoyens, mais nous sommes tous dépendants des importations en provenance d’autres États membres pour maintenir nos approvisionnements sans interruption."

Douze Etats ont notifié jusqu’à présent à la Commission le rétablissement de contrôles à leurs frontières (internes), dont deux Etats non-UE mais faisant partie de Schengen (Norvège et Suisse). Depuis lundi, l’Espagne et le Portugal se sont en effet ajoutés à cette liste (les autres : l’Autriche, la Hongrie, la République tchèque, le Danemark, la Pologne, la Lituanie, l’Allemagne, l’Estonie).

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